Les dirigeants Inter Américains constatent de leurs yeux la destruction causée par l’Ouragan Dorian

18 septembre 2019 | Abaco, les Bahamas | Libna Stevens, Actualités Division Inter Américaine

Des pins brisés, des poteaux électriques tombés au sol, des bâtiments en acier tordus, des entreprises détruites, des quartiers rasés, des églises détruites et des débris partout. C’est ce spectacle désolant qui a accueilli les dirigeants de l’Église adventiste du septième jour dans la Division Inter-Américaine (DIA) lors d’une récente visite qu’ils ont effectuée pour constater les dégâts causés par l’Ouragan Dorian sur les îles Abaco et Grand Bahama.

Marsh Harbour, Abaco

« Vous regardez tout cela et vous vous dites par où commencer ? Où reconstruire ? Quand sera-t-il possible pour eux [les habitants de ces iles] de recommencer leur vie ? » a dit pasteur Elie Henry, président de l’Église adventiste en Inter Amérique. Le 15 septembre 2019, pasteur Henry et ses collègues administrateurs, ont visité plusieurs propriétés de l’église ainsi que des maisons et des entreprises de plusieurs membres d’église, à Marsh Harbour, la plus grande ville d’Abaco.

Les dirigeants se sont arrêtés pour voir l’église adventiste de Marsh Harbour, qui a subi d’importants dégâts au niveau de sa structure, sa toiture, ses murs et son intérieur. La plupart des 250 membres de l’église ont été évacués vers Nassau ou les États-Unis, a indiqué Peter Watson, pasteur adjoint du district d’Abaco, qui est resté sur place pour participer aux secours.

Le président de la DIA, pasteur Elie Henry (à droite) observe la communauté de Mudd où des milliers d’Haïtiens vivaient et ont perdu la vie ou leurs maisons. Isaac Collie, un avocat et homme d’affaires adventiste d’Abaco, parle des répercussions du passage de l’ouragan. Photo : Libna Stevens / DIA

« Beaucoup de gens sont morts ici, » a dit Peter Watson. « Vous avez vu des corps sur le sol et des rumeurs d’épidémie de choléra ont commencé à se répandre, et les gens ont commencé à évacuer aussi rapidement qu’ils le pouvaient. » Peter Watson a déclaré qu’il restait très peu de membres d’église.

L’église adventiste haïtienne de Salem, une structure en bois située à côté de l’église de Marsh Harbour, a été détruite. Les 120 membres d’église ont travaillé dur pour construire une nouvelle église sur un site sur une colline toute proche, a dit pasteur Wilson Isnord, pasteur responsable du district d’Abaco. « Les membres espéraient achever la construction de l’église d’ici décembre, » a dit pasteur Isnord. L’église construite en ciment semblait sûre pour de nombreuses personnes qui s’y étaient réfugiées pendant l’ouragan, a expliqué pasteur Isnord. « Mais peu après la tempête, huit corps ont été retrouvés à l’intérieur de l’église. Aucun n’était membre d’église.

« C’est très triste d’apprendre qu’une communauté de nombreux Haïtiens vivait juste derrière cet endroit… beaucoup d’entre eux à la recherche d’une vie meilleure, et de voir leurs maisons balayées, » a dit pasteur Henry, originaire d’Haïti. « Nous espérons que ceux qui sont sur l’île pourront reconstruire car là où il y a de la vie, il y a encore de l’espoir. Nous continuons donc d’espérer que le Seigneur, qui a épargné leurs vies, leur donnera l’espoir pour tout reconstruire et pour continuer à voir la bonté du Seigneur, » a déclaré pasteur Henry.

Pasteur Peter Watson, pasteur adjoint des églises adventistes du district d’Abaco, indique l’endroit où la structure en bois de l’église adventiste haïtienne de Salem a été détruite après que l’Ouragan Dorian l’ait emportée. Photo : Libna Stevens / DIA

La nouvelle église adventiste de Salem qui était en construction avant que l’ouragan ne la détruise un peu plus tôt ce mois-ci. L’église devait être achevée en décembre 2019. Photo : de Wilson Isnord

Restes de l’église adventiste de Salem après les vents puissants de l’Ouragan Dorian. Photo : Libna Stevens / DIA

L’objectif du voyage n’était pas uniquement d’examiner les dégâts causés par l’ouragan, a dit pasteur Henry. « Pour moi, c’était beaucoup plus impressionnant de rencontrer les membres d’église et de voir à quel point ils ont une grande maturité dans leur foi. Ils ont compris comment Dieu les a sauvés après l’avoir prié de les protéger. »

Les membres font la différence

Nathaniel Hannah, qui vit dans la communauté de Spring City, a été accueilli par la caravane de dirigeants venus le rencontrer. « Ce que nous avons vécu était terrifiant, » a dit Nathaniel Hannah. Il a dit comment, pendant la tempête, sa femme et ses deux enfants ont continué à prier et à chanter des cantiques. « Un arbre est tombé sur notre toit, des morceaux de contreplaqué ont commencé à s’envoler et nous avons ressenti dans la maison une pression vraiment puissante… c’était fou, » a-t-il expliqué. « Lorsque nous avons senti une accalmie, nous sommes montés dans la voiture, nous avons continué de chanter, nous sommes sortis de la voiture avec l’aide d’un voisin et sommes allés nous mettre à l’abri dans le bâtiment de la bibliothèque. Il y avait déjà beaucoup de personnes qui y avaient trouvé refuge. » Il n’y a ni électricité, ni eau courante chez lui, mais Nathaniel Hannah et sa femme y vivent actuellement. Les enfants sont à Nassau afin de pouvoir aller à l’école. « C’est notre maison, je ne voulais pas partir. Dieu nous a sauvés et il nous aidera à traverser tout cela. »

Nathaniel Hannah surveille maintenant la maison de plusieurs de ses voisins. Beaucoup sont partis mais font le point avec lui quand ils le peuvent. Les dirigeants de l’église ont prié pour lui et sa famille et lui ont remis des provisions.

Pasteur Leonard Johnson (au centre) et le pasteur Elie Henry prient pour Nathaniel Hannah, membre de l’église de Marsh Harbour, chez lui, où il vit toujours avec sa femme, alors qu’ils tentent de se remettre des dégâts causés par le Cyclone Dorian. Photo : Libna Stevens / DIA

Le district d’Abaco touche une fibre personnelle chez pasteur Leonard Johnson, secrétaire exécutif de l’Église adventiste en Inter Amérique. « C’est là que j’ai commencé mon ministère en tant que jeune pasteur pendant trois années entières, » a dit pasteur Johnson. « Cela m’a rappelé chez moi quand j’ai écouté et vu à l’œuvre Peter Watson et Isaac Collie, un avocat adventiste, chef d’entreprise et coordinateur ASi pour l’union, qui même après avoir subi des pertes au niveau de leurs maisons et de leurs entreprises sont très positifs, optimistes et confiants que le Seigneur les aidera à reconstruire. »

« Écouter le témoignage de Nathaniel Hannah et des autres ne fait que souligner le fait qu’il ne suffit parfois que d’une catastrophe ou d’un ouragan pour tout perdre, et Dieu est vraiment celui en qui nous pouvons placer notre confiance et il est notre seul espoir, » a déclaré pasteur Johnson.

Opérations financières de l’église

L’étendue des dégâts à Abaco a suscité certaines préoccupations chez Filiberto Verduzco, trésorier de l’Église adventiste dans la Division Inter Américaine. « Ce voyage nous a permis de faire savoir à l’église dans les Bahamas que nous sommes avec eux et que c’est le moment d’aider nos frères et sœurs qui sont dans le besoin, tout en quantifiant les façons dont nous pouvons aider en tant qu’église. »

Le trésorier de la DIA, Filiberto Verduzco, prend la photo d’une maison détruite lors d’une visite à Marsh Harbour, à Abaco, le 15 septembre 2019. Photo : Libna Stevens / DIA

Un tiers des ressources financières de l’église dans la Fédération du Nord des Bahamas, qui supervise l’œuvre à Abaco et à Grand Bahama, provient des membres d’Abaco, a déclaré Filiberto Verduzco. « Cela affecte clairement le fonctionnement de l’église au niveau local, » a indiqué Filiberto Verduzco. « Nos membres sont déplacés, ont tout perdu, ne peuvent pas travailler et ne sont pas en mesure de donner à l’église… mais nous avons une excellente occasion d’aider à reconstruire les églises, d’aider les membres afin qu’ils puissent retourner dans leur île et retrouver une vie normale, » a déclaré Filiberto Verduzco.

Filiberto Verduzco a déclaré que c’est le principe dans la DIA d’aider les membres d’église à reconstruire leur vie à la suite d’une catastrophe naturelle. La division a envoyé des fonds pour aider l’union immédiatement après le passage de l’Ouragan Dorian, a expliqué Filiberto Verduzco. Trois unions dans la DIA ont déjà envoyé des fonds pour aider la Fédération du Nord des Bahamas et d’autres unions se sont engagées à contribuer également aux efforts de reconstruction.

« L’Union Caribéenne Atlantique évalue l’ampleur de ses besoins après le passage de l’ouragan et nous présentera son plan d’aide aux efforts de reconstruction et de secours dans les jours, les semaines et les mois à venir, » a dit Filiberto Verduzco.

Une partie de la communauté de Mudd à Marsh Harbour, où vivaient des milliers de familles haïtiennes avant l’ouragan. Photo : Libna Stevens / DIA

Pasteur Jose Alberto Rodríguez, président de l’Église adventiste à Porto Rico, a emmené une équipe d’une chaîne de télévision nationale de Porto Rico pour continuer à récolter des fonds pour les victimes du cyclone. « C’est difficile de voir la destruction à cet endroit, » a dit pasteur Rodríguez. « Mon cœur est ému par tant de personnes touchées. Nous continuerons de contribuer aux efforts de secours jusqu’à nouvel ordre. »

L’union, par l’intermédiaire de son Agence Adventiste de Développement et de Secours (ADRA) à Porto Rico, envoie des fonds chaque semaine depuis le passage de la tempête, a dit pasteur Rodríguez. Les fonds contribuent à aider les programmes de distribution de nourriture à Grand Bahama ainsi que les victimes qui ont évacué Abaco pour aller vers Nassau.

Les dirigeants de l’église se sont également rendus dans les zones touchées à Freeport, Grand Bahama, le 15 septembre, pour parler aux membres d’église, visiter les propriétés de l’église qui ont été endommagées, et voir les opérations de secours en cours sur place.

La tour endommagée à peine encore debout au milieu des débris entraînés par les vents et l’eau qui ont accompagné l’Ouragan Dorian à Abaco. Photo : Libna Stevens / DIA

Pour voir une galerie de photos de la visite à Marsh Harbour, à Abaco, aux Bahamas, cliquez ICI

Pour plus de récits au sujet des interventions de secours et de l’église aux Bahamas après le passage de l’Ouragan Dorian, visitez notre site à l’adresse interamerica.org
Pour aider les victimes de l’Ouragan Dorian aux Bahamas, vous pouvez faire un don à :

Division Inter Américaine, 8100 SW 117th Ave, Miami, FL 33183. Faites votre chèque à l’ordre de Division Inter Américaine – Secours Ouragan Dorian, afin d’aider les membres d’église et leurs efforts dans la communauté. (Seules les contributions financières sont acceptées).

Vous pouvez également aider les victimes de l’ouragan aux Bahamas par le biais d’ADRA International, en vous rendant sur le site
adra.org

Traduction: Patrick Luciathe

Un nouveau centre de santé aux empreintes adventistes en Biélorussie

Le 18 septembre 2019 | Brest, Biélorussie | Elena Sokolovskaya et Bogdan Koshelev, Division eurasienne et Adventist Review

Des résidents de Brest, en Biélorussie, ont récemment assisté au festival « Du sport pour tous » et à l’inauguration officielle du premier Centre inclusif pour la promotion d’un mode de vie sain en Biélorussie. Les dirigeants de l’Église ont expliqué que, lors de l’événement, les visiteurs ont pu apprendre comment mieux prendre soin de leur corps. Le centre comprend des installations pour les gens aux besoins particuliers.

Avec plusieurs autres promoteurs, l’Église adventiste du septième jour et les églises adventistes locales n’ont jamais cessé de soutenir ce projet. Ivan Ostrovsky, directeur des communications de la Division eurasienne, était présent à la cérémonie d’inauguration.

« J’espère que ce centre unique deviendra un endroit où tous peuvent ressentir de l’amour, de l’amitié et du soutien mutuel en apprenant à communiquer sans barrières. »

Des dirigeants et responsables coupent le ruban pour marquer la récente ouverture du premier Centre inclusif pour la promotion d’un mode de vie sain en Biélorussie. Il s’agit d’une initiative conjointe de l’Église adventiste du septième jour, du ministère de la Santé de Biélorussie et de plusieurs organismes internationaux. Une photo des Nouvelles de la Division eurasienne.

Le centre, gratuit pour les résidents, comprend des terrains pour divers sports et jeux ainsi que des installations pour les gens aux besoins particuliers. Les enfants ont aussi accès à une aire de jeux spéciale en extérieur.

« Nous voulons offrir aux citoyens de nouvelles occasions d’augmenter leur activité physique, a dit Ivan Shmyga, dirigeant d’un organisme qui œuvre auprès des personnes ayant des besoins particuliers. Le centre a été créé grâce au soutien de l’Église adventiste, avec laquelle nous aidons des gens avec des handicaps depuis plus de 20 ans. »

Il a expliqué que, pour lui, aider les gens aux besoins particuliers est une affaire personnelle.

« Il y a 35 ans, j’ai perdu ma jambe. Je comprends donc bien l’importance de prendre soin de sa santé ainsi que la difficulté, pour les gens avec des handicaps, d’être acceptés par la société… Que l’égalité des chances, la chaleur des relations, le bonheur de la communication, la compréhension mutuelle et l’amour fraternel composent la devise de ce nouvel établissement », a-t-il ajouté.

D’après le rapport des dirigeants de l’Église, le nouveau Centre de santé de Brest, en Biélorussie, comprend des installations pour les personnes ayant des besoins particuliers. Une photo des Nouvelles de la Division eurasienne.

La championne paralympique, Anna Sirotyuk, est d’accord : « Bouger, c’est vivre. C’est donc génial qu’un tel centre ait ouvert ses portes à Brest. Le mouvement m’a transformée; d’une patiente alitée, je suis devenue une personne qui saisit chaque occasion que la vie me donne. »

Le jour d’ouverture du centre, les visiteurs ont appris comment adopter un mode de vie plus actif. Des adolescents ont pris part à des courses à relais et des enfants ont assisté à des expositions interactives sur la santé et à des ateliers de bricolage. D’autres ont participé à une variété de jeux et de sports, comme le volleyball, la boccia et des jeux pour les personnes aux besoins particuliers. Le programme de la journée s’est terminé par un concert musical.

Le nouveau Centre inclusif pour la promotion d’un mode de vie sain a été construit dans le cadre de la « prévention des maladies non transmissibles, la promotion d’un mode de vie sain et la modernisation du système de santé de la République de Biélorussie » (BELMED), initiative financée notamment par l’Union européenne et le ministère de la Santé de Biélorussie.

La version originale de cet article a été présentée sur le site de nouvelles de la Division eurasienne.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

Aux Bahamas, l’Église adventiste aide les membres à déménager à Nassau

16 Septembre 2019 | Nassau, les Bahamas | Libna Stevens, Actualités Division Inter Américaine

« Vous n’êtes pas seuls. L’église, votre famille, est avec vous et Dieu touche beaucoup de cœurs dans le monde entier pour vous aider à tenir bon à travers cette épreuve, » a déclaré pasteur Peter Kerr, président de l’Église adventiste du septième jour dans l’Union Caribéenne Atlantique, alors qu’il s’adressait à des dizaines de membres d’église qui avaient évacué Abaco et Grand Bahama après que l’Ouragan Dorian ait détruit leurs maisons et leurs communautés plus tôt ce mois-ci.

Les quelque 100 personnes déplacées se sont réunies à l’église adventiste Hillview à Nassau, aux Bahamas, le 14 septembre 2019. Beaucoup ont été acheminés en bus pour prier, finaliser le processus d’inscription de chaque famille de l’église qui vit dans un abri sur l’île, recevoir des informations sur la procédure de demande de relogement et d’aide auprès du gouvernement, et recevoir des provisions alors qu’ils sont hébergés dans des foyers et des refuges à travers l’île pour une durée indéterminée.

« Nous voulions vous voir, parler avec vous, écouter les expériences que vous vivez et vous faire savoir que nous nous soucions de votre situation, » a déclaré pasteur Kerr. « Bien que cela prenne du temps, nous allons y arriver ensemble. »

Pasteur Peter Kerr, président de l’Église adventiste du septième jour dans l’Union Caribéenne Atlantique, qui supervise les membres des Bahamas, des îles Caïman et des Îles Turk et Caïcos. Photo de John Garcia / DIA

Le Soutien arrive

Pasteur Kerr a expliqué comment les dirigeants de l’église dans la Division Inter Américaine et dans ses nombreuses unions prient et proposent de l’aide aux personnes touchées par l’ouragan aux Bahamas.

Le Secrétaire Exécutif de la Division Inter Américaine, pasteur Leonard Johnson, a adressé un message d’encouragement spécial à l’assemblée au nom de ses collègues administrateurs et des administrateurs d’union dans tout le territoire. « Votre douleur est notre douleur et votre perte est notre perte, » a déclaré pasteur Johnson. « Lorsque quelque chose vous arrive, sachez que vous n’êtes pas seuls. » La division a déjà envoyé des fonds pour aider les initiatives de distribution de nourriture et d’aide mises en place par les membres, a-t-il déclaré.

Pasteur Johnson a encouragé les membres en lisant le Psaume 46. « Quelque chose de bon sortira de cela. Gardons la foi, croyons en notre Dieu, en notre église, et soutenons-nous les uns les autres, » a-t-il dit.

Edwin Flores (à gauche), Coordinateur International des Interventions d’Urgence d’ADRA aux Bahamas, et David Poloche (à droite), directeur d’ADRA Inter Amérique, s’adresse à l’assemblée. Photo de Libna Stevens / DIA

L’équipe d’intervention d’urgence du bureau international de l’Agence Adventiste de Développement et de Secours (ADRA), ainsi que le directeur d’ADRA Inter-Amérique, ont présenté les évaluations et les projets en place, comme la distribution des kits d’hygiène dans les centres d’hébergement à Nassau.

« Nous voulons que vous sachiez que nous ne sommes pas ici pour seulement quelques semaines, mais sur le long terme, » a déclaré Edwin Flores, coordinateur des interventions d’urgence d’ADRA International. Edwin Flores a déclaré qu’ADRA distribuerait des bons permettant de recevoir de l’argent afin d’aider les personnes qui ont été touchées dans l’église et dans la communauté, d’ici la fin de la semaine.

Maisons et entreprises détruites

Gentry Morris, un ancien de l’église adventiste de Marsh Harbour à Abaco, est très affairé depuis qu’il a fui son domicile il y a une semaine avec sa famille. Sa femme et ses deux fils ont survécu aux vents et aux inondations amenés par l’ouragan et qui ont détruit leur maison et les plus de 350 maisons des clients qui avaient assuré leurs propriétés auprès de sa compagnie d’assurance. « Je ne peux pas parler de mon expérience à mes amis parce que je finis par pleurer, » a dit Gentry Morris. Il a trouvé refuge dans un abri dès que l’Ouragan Dorian a frappé Abaco ; il y est resté une semaine avant que l’ami de son fils, de l’école d’aviation, n’obtienne un vol vers Nassau pour sa famille.

Gentry Morris montre le formulaire à remplir par les membres d’église pour s’inscrire auprès de l’Agence Nationale de Gestion des Urgences aux Bahamas. Photo de John Garcia / DIA

« Tout le monde ici a traversé la tempête et a une expérience personnelle, » a dit Gentry Morris. « Je suis affermi par un Dieu qui prend soin des siens et, malgré les destructions, les luttes et les défis qui nous attendent, je crois que Dieu nous aidera à nous en sortir, » a-t-il déclaré. « Ne désespérons pas, des jours meilleurs sont devant nous. »

Photo aérienne du bureau de la compagnie d’assurance de Gentry Morris sur l’île d’Abaco, qui a été détruite et inondée par le passage de l’Ouragan Dorian, du 1er au 3 septembre 2019, photo de Gentry Morris.

Dès son arrivée sur l’île, Gentry Morris s’est rendu disponible pour aider d’une manière ou d’une autre. Il s’est vu confier la responsabilité de localiser les membres d’église qui ont évacué Abaco ; il a visité les familles et transmis les informations relatives aux membres à l’Union Caribéenne Atlantique. Il a également informé les personnes rassemblées à l’église adventiste de Hillview au sujet de l’aide qu’ils pouvaient obtenir de l’Agence Nationale de la Gestion des Urgences des Bahamas, car elles n’ont pas d’emploi, ont des prêts et ont besoin de survivre alors qu’elles reconstruisent leur vie.

Aide aux membres dans les refuges

Ceux qui sont hébergés dans des abris reçoivent des articles de toilette et des repas chauds tous les jours. Les repas sont préparés par les membres d’église sous la coordination de la Fédération du Sud des Bahamas. La fédération fonctionne comme un centre de commandement depuis le passage du cyclone, a déclaré pasteur Kenny Deveaux, président de l’église dans la Fédération du Sud des Bahamas qui est basée à Nassau. Une équipe des Adventistes Laïcs des Services et Industries livre environ 100 repas dans tous les centres, car les membres d’église préfèrent les repas végétariens.

De gauche à droite : les pasteurs Wilson Isnord d’Abaco, Peter Kerr de l’Union Caribéenne Atlantique, Leonardo Rahming de la Fédération du Sud des Bahamas, et Leonard Johnson, secrétaire exécutif de la DIA, sont aux côtés de Janelle Scantlebury des Services des Bénévoles Adventiste en Inter Amérique, alors qu’elle donne des informations à propos des plus de 120 sacs à dos que recevront les enfants qui se trouvent actuellement à Nassau. Photo de Libna Stevens / DIA

Kenny Deveaux a déclaré que la fédération coordonne l’aide qui est proposée à toutes les personnes évacuées et a mis en place une hotline où les gens peuvent appeler et indiquer leurs besoins et prier avec quelqu’un. « Nous avons nos pasteurs et des professionnels de santé pour aider les personnes qui souffrent pendant cette crise, » a déclaré pasteur Deveaux.

La Division Inter Américaine (DIA), par le biais de ses Services de Bénévoles Adventistes et avec le partenariat supplémentaire de Mission Adventiste, de IADPA et des ministères auprès des enfants, a fait don de plus de 120 sacs à dos remplis de fournitures scolaires et destinés à des dizaines d’enfants dans les abris.

Les trois nièces de Tammy Dean, âgées de 8, 10 et 12 ans, font partie des dizaines d’enfants qui ont bénéficié des sacs à dos. Elles avaient un sourire sur le visage au moment de choisir un animal en peluche. La sœur de Tammy Dean et son mari sont rentrés chez eux à Freeport, sur Grand Bahama, où ils sont restés pour trouver du travail, pendant que leurs enfants se faisaient inscrire à l’école publique à Nassau pour le moment, alors qu’elles vivent avec elle. Tammy Dean a entendu parler de la distribution de sacs à dos organisée par l’église, par l’intermédiaire de sa mère qui s’était occupée d’elles la semaine dernière. « Je dois retourner au travail cette semaine et je dois les inscrire à l’école, mais entre temps, j’essaie de leur faire oublier le traumatisme qu’elles ont subi, » a dit Tammy Dean.

McKayla Johnson, 8 ans, Sanae Stuart 10 ans et Samiah Stuart, 12 ans, sourient après avoir reçu des sacs à dos tout neufs. Les trois sœurs vivent maintenant à Nassau avec leur tante Tammy Dean après avoir quitté leur maison détruite à Freeport, à Grand Bahama. Photo de Libna Stevens / DIA

Tammy Dean a entendu dire que l’église organiserait des séances de relation d’aide pour les victimes du Cyclone Dorian. Elle souhaite donc emmener ses nièces pour s’assurer qu’elles puissent gérer ce qu’elles ont vécu à leur domicile et s’adapter à leur nouvelle école loin de leur père et de leur mère.

Clautide Dormeus a l’impression d’avoir vécu un cauchemar qui n’est toujours pas terminé. L’ouragan a détruit sa maison à Abaco et a rasé l’église adventiste de Salem où elle servait en tant que trésorière adjointe. « L’église a tout simplement disparu et la nouvelle église en construction a également été complètement détruite, » a dit Clautide Dormeus.

« C’est comme si je dormais et que je me sois réveillée et que j’aie vu la ville détruite, plus d’épicerie, plus de station-service, tout était détruit, » a-t-elle déclaré. Clautide Dormeus, son mari et sa fille de 20 ans ont pu se mettre à l’abri dans un refuge, puis être évacués vers Nassau, où ils sont hébergés dans un refuge. Elle travaillait comme enseignante et sait qu’il faudra beaucoup de temps pour que les choses reviennent à la normale. Mais, dit-elle, Je sais que Dieu nous aime et continuera de nous protéger et nous permettra de nous relever, c’est donc le moment de se préparer pour sa prochaine venue. »

Clautide Dormeus et sa fille Alicia sont relogées à Nassau après que l’Ouragan Dorian ait détruit leur maison sur l’ile d’Abaco. Photo de Libna Stevens / DIA

Les membres d’église ont pu poser leurs questions sur le relogement, les efforts de reconstruction, et bien plus.

S’approprier la crise

« Il y a de nombreux croyants adventistes de différentes parties du monde qui cherchent à aider à la construction, au nettoyage du site, et votre église ici explore toutes ces possibilités, et une fois que nous connaitrons l’étendue des dégâts causés à chacun de vous, nous serons heureux de partager cette information avec ceux qui nous proposent de nous aider, » a déclaré pasteur Kerr.

Pasteur Kerr a encouragé tous les adventistes affectés à s’approprier la crise. « Ce n’est pas le problème du Premier Ministre, ce n’est pas le problème du gouvernement, ni celui de l’église. C’est mon problème. Je fais face à une crise et je dois faire de mon mieux pour aider mon frère et ma sœur qui sont dans le besoin, » a-t-il déclaré. Il a félicité les églises qui ont réagi rapidement dans l’Union Caribéenne Atlantique pour apporter leur aide en plein milieu de cette crise.

Les membres posent des questions lors de la rencontre spéciale qui a eu lieu à l’église adventiste de Hillview, le 14 septembre 2019. Photo de Libna Stevens / DIA

« Lorsque vous retournerez dans votre église habituelle, ayez une discussion sérieuse avec votre pasteur et dites-lui ce que vous pouvez faire pour aider. Que la réponse commence avec vous. Tenons-nous par la main et avançons ensemble pour traverser cette épreuve, » a déclaré pasteur Kerr.

Pour d’autres récits sur les interventions de secours et sur l’église aux Bahamas après le passage de l’Ouragan Dorian, visitez notre site à l’adresse interamerica.org

Pour aider les victimes de l’Ouragan Dorian aux Bahamas, vous pouvez faire un don à :

Division Inter Américaine, 8100 SW 117th Ave, Miami, FL 33183. Faites votre chèque à l’ordre de la Division Inter Américaine – Secours Ouragan Dorian, afin d’aider les membres d’église et leurs efforts dans la communauté. (Seules les contributions financières sont acceptées).

Vous pouvez également aider les victimes de l’ouragan aux Bahamas par le biais d’ADRA International, en vous rendant sur le site adra.org

Traduction: Patrick Luciathe

En Amérique du Nord, un sommet met l’accent sur la façon d’identifier et de mettre fin à la maltraitance

10 Septembre 2019 | Berrien Springs, Michigan, États-Unis | Kimberly Luste Maran, Division Nord-Américaine et Adventist Review

La chapelle du Séminaire Théologique Adventiste du septième jour sur le campus de l’Université d’Andrews à Berrien Springs, dans l’état du Michigan, aux États-Unis, était remplie l’après-midi et en début de soirée le 4 septembre 2019, le premier jour du sommet Enditnow sur la maltraitance, organisé par la Division Nord-Américaine (NAD). C’est le troisième sommet organisé par la division, il a été diffusé pendant deux jours en anglais et en espagnol – et est le premier à avoir lieu sur un campus universitaire.

Le sommet de deux jours a été organisé pour donner aux pasteurs, aux étudiants du séminaire, aux enseignants, aux bénévoles, au personnel de l’église et aux membres, les outils et les connaissances nécessaires pour aider à mettre fin à la maltraitance dans leurs sphères d’influence. Le sommet a rassemblé un certain nombre d’experts, parmi lesquels des dirigeants d’église, des administrateurs, des militants professionnels, des éducateurs et des femmes qui ont partagé leurs récits de maltraitance.

Un sujet sérieux et grave

« C’est un sujet très sérieux et grave auquel sont confrontées notre société et notre église, » a déclaré G. Alexander Bryant, secrétaire exécutif de la NAD, lors d’une introduction au sommet. « Je prie pour que vous partiez de ce sommet plus équipés, mieux informés et motivés pour lutter contre la maltraitance dans votre sphère d’influence – là où vous travaillez, ou là où vous avez des rencontres sociales, et même là où vous adorez. »

En plus de l’auditoire présent à la chapelle pendant ces deux jours, d’après Jamie Domm, responsable de la stratégie pour les médias numériques pour la NAD, plus de 3600 personnes se sont inscrites pour assister à la retransmission en direct sur Facebook des deux jours du programme. Plus de 500 personnes en moyenne ont visionné en continu les présentations vidéo en direct sur Facebook.

Les étudiants du séminaire participent activement à l’édition 2019 du Sommet sur la Maltraitance organisé sur le campus de l’Université d’Andrews. Photo : Pieter Damsteegt, Actualités Division Nord-Américaine

Avant que les experts du sommet ne se rendent sur la plate-forme, Ivan Williams, directeur de l’Association Pastorale de la NAD, a accueilli le public, et les participants sur site ou en ligne ont pris part à une enquête sur la maltraitance. Pendant les deux jours, les intervenants (après leurs exposés), des avocats, des pasteurs et des représentants de Adventist Risk Management se sont rendus disponibles pour répondre aux questions générées sur Twitter et Facebook.

« Pourquoi l’examen de cette question incombe-t-elle à l’église ? » a demandé le premier intervenant, René Drumm, qui a alors parlé de la deuxième partie des paroles de Jésus dans Jean 10 :10. « Vivre une vie dans la maltraitance, ce n’est pas la vie en abondance…. Une personne, c’est déjà trop. »

Les Sujets Couverts

Parmi les sujets abordés au cours de la première journée du Sommet sur la Maltraitance, il y avait : « la Maltraitance Relationnelle et la Violence dans l’Église adventiste du septième jour, » par René Drumm, professeur d’assistance sociale; « Maltraitance Spirituelle: Finissons-en maintenant, » David Sedlacek, professeur de Ministère Familial et de Formation de Disciple; « Les Victimes Silencieuses de la Violence Domestique, » Ruben Muriente, coordonnateur des programmes de sensibilisation pour le Centre de Justice Familiale (Tennessee) ; « Maltraitance des Pairs : Prévalence, Protection et Prévention, » Mindy Salyers, éducatrice, thérapeute en relation d’aide, spécialiste de la prévention du harcèlement; « Pornographie et Violence, » Stanley Stevenson, directeur régional des services sociaux, Département de la Santé du Mississippi; « La Double Maltraitance et ses Conséquences, » Sarah McDugal, coach d’accompagnement après maltraitance; et « Le Cœur de la Maltraitance, » avec le coordonnateur de l’initiative Psaume 82.

Les présentations de la deuxième journée étaient en espagnol.

Nicole Crosier Parker, une internaute ayant suivi le programme sur Facebook, a fait part de son appréciation du sommet à travers un commentaire : « C’était. Extraordinaire, » a écrit Nicole Parker. « Merci à tous ces excellents intervenants et à tous les autres qui ont consacré tant d’efforts à ce programme ! Voilà comment le changement se produit ! »

Lors de l’édition 2019 du Sommet sur la maltraitance, organisé par la Division Nord-Américaine (en anglais), l’intervenante Rene Drumm parle de la violence et de la maltraitance relationnelles. Photo : Pieter Damsteegt, Actualités Division Nord-Américaine

Ala fin des retransmissions en direct, autre première, les intervenants et les participants ont été invités à une réception et à une session de questions / réponses. Les membres de l’auditoire ont posé des questions au panel d’intervenants qui ont eu l’occasion de partager avec eux des situations et des solutions concrètes.

L’Église adventiste peut devenir un leader

La première intervenante, René Drumm, qui fait des recherches sur la violence domestique et la violence d’un partenaire intime (VPI) dans l’église depuis des décennies, a dit qu’elle croyait que l’Église adventiste était particulièrement bien placée pour devenir un leader mondial dans le domaine de gestion et de la prévention de la maltraitance.

« La première étude réalisée au début des années 2000 a montré que nos taux de VPI sont à peu près au même niveau que les statistiques nationales américaines, » a dit René Drumm. « La deuxième étude a examiné de manière approfondie les adventistes victimes / survivants du VPI, et cela a vraiment touché mon cœur et mobilisé mon énergie. La douleur émanant des récits des survivants nous a convaincus que le besoin le plus pressant était de former les pasteurs à réagir aux révélations de maltraitance. À partir de là, le Seigneur a ouvert les portes pour que notre équipe de recherche forme les pasteurs dans notre région (dans la Fédération de Georgia-Cumberland) à la réaction face à la maltraitance. Nous avons élaboré une formation de 4 heures que la fédération a requis de tous ses pasteurs, et les résultats sont extraordinaires et durables. »

René Drumm a conclu : « Parce qu’un nombre important de personnes dans notre église souffrent de cette affliction silencieuse, nous devons agir. Nous avons les données, nous savons ce qui doit être fait, et nous avons un moyen qui a fait ses preuves pour améliorer la situation. »

Éradiquer la Maltraitance

Un autre intervenant, Ruben Muriente, a dit qu’il participait au sommet parce qu’il souhaitait doter l’Église adventiste des meilleures ressources disponibles, et proposer la meilleure éducation et la meilleure sensibilisation possibles, pour lutter de front contre la maltraitance. Ruben Muriente, le coordonnateur des programmes de sensibilisation pour le Centre de Justice Familiale du Tennessee, est intervenu pendant les deux journées du sommet, en anglais et en espagnol.

David Sedlacek, professeur de Ministère Familial et de Formation de Disciple à l’Université d’Andrews, s’adresse à la fois au public en ligne et à celui réuni à la chapelle du Séminaire Théologique Adventiste du septième jour le 4 septembre 2019. Photo : Pieter Damsteegt, Actualités Division Nord-Américaine

« Mon objectif est d’éliminer la maltraitance dans notre église, » a déclaré Ruben Muriente. « Lors du sommet, je présenterai un sujet sur les effets de la maltraitance sur les enfants qui en sont témoins. Je veux que le public comprenne que les enfants ont besoin de notre aide et de notre soutien. »

Responsabilité de créer des églises sûres
David Sedlacek, professeur à l’Université d’Andrews, a déclaré « qu’en tant que survivant de maltraitance spirituelle et émotionnelle, je suis convaincu que l’Église adventiste du septième jour a la responsabilité de créer des églises sûres non seulement pour nos membres, mais également pour les communautés qui nous entourent. »

David Sedlacek pense que le Sommet Enditnow sur la maltraitance organisé par la NAD, a apporté des informations, des témoignages et des stratégies pour aider à lutter contre la maltraitance et la violence de toutes sortes. « Cela aidera à faire avancer notre église. C’est un élément essentiel de la mission de guérison de l’église alors que nous nous préparons à la seconde venue de Jésus, » a-t-il déclaré.

Prendre la Maltraitance au Sérieux

« Le Sommet Enditnow sur la maltraitance est crucial pour l’Église adventiste car il est grand temps de prendre le sujet de la maltraitance au sérieux, » a déclaré Sarah McDugal. « Nous avons un mandat évangélique qui nous invite à représenter comme il se doit, le caractère aimant de Dieu auprès des personnes vulnérables et blessées. Traiter comme il le faut les situations de maltraitance et ceux qui en font usage, est un impératif évangélique, car les situations de maltraitance qui ne sont pas gérées convenablement sont l’un des principaux éléments contribuant au départ des jeunes de l’église. Comment pouvons-nous nous espérer que nos jeunes restent, quand ils voient trop souvent les dirigeants mal représenter le caractère de Dieu en protégeant les agresseurs et en écartant les victimes ? »

Après la première journée de diffusion en direct, Latoya Wright, une étudiante du séminaire et une survivante de maltraitance, participe avec le panel d’intervenants lors de la séance de questions-réponses du sommet à Chan Shun Hall, à l’Université d’Andrews. Photo : Pieter Damsteegt, Actualités Division Nord-Américaine

Sarah McDugal espère que l’auditoire quittera le sommet avec une prise de conscience qu’il y a des personnes dans l’église qui se soucient de lutter contre la maltraitance ; avec un sentiment de plus grande liberté pour parler de la souffrance et trouver du soutien, et avec une connexion à des outils pratiques à utiliser pour augmenter les connaissances sur les sujets liés à la maltraitance.

Parler du Sujet Ouvertement

Bien que de nombreux membres de l’administration et de la direction de la NAD aient soutenu le sommet de multiples façons – du lieu de rencontre à la planification, en passant par la présentation- deux d’entre eux ont présenté des sujets lors du programme de cette année pendant le segment diffusé en espagnol.

Gerry Lopez, directeur adjoint du Ministère auprès des Enfants pour la NAD a déclaré : « Il est temps pour notre église de parler et d’informer sur ces sujets, et de les exposer au grand jour. Il nous faut éduquer nos dirigeants et nos membres et leur faire prendre conscience qu’il s’agit d’un problème réel qui existe dans notre église. Nous devons éduquer tout le monde de telle sorte que nous puissions tous savoir comment identifier le problème et aider les victimes. »

Gerry Lopez a présenté un sujet sur le harcèlement avec l’espoir que les participants puissent avoir une meilleure compréhension, non seulement de ce qu’est le harcèlement et de la façon de l’empêcher, mais aussi de la manière d’aider les enfants à le gérer. « En tant que pasteurs, animateurs de l’école du sabbat, responsables du ministère auprès des enfants, enseignants et parents, nous devons être les personnes vers lesquelles les victimes de harcèlement peuvent se diriger pour obtenir aide et protection. Le seul moyen de concrétiser cela est de les amener à nous faire suffisamment confiance pour qu’ils viennent à nous ; Nous ne pouvons aider que dans la mesure où nous savons ce qu’il convient de faire. »

« J’ai parlé de la relation entre les pornographes et la violence conjugale intime, » a déclaré Claudio Consuegra, directeur des Ministères de la Famille pour la NAD. « Nous espérons faire plus de lumière sur le problème croissant de la pornographie dans nos églises et nos communautés, » a-t-il déclaré.

La version originale de ce récit a été publiée sur le site d’informationsde la Division Nord-Américaine.

Traduction: Patrick Luciathe

Le site internet du sabbat de la Création mis à jour à temps pour l’événement d’octobre

Le 11 septembre 2019 | Geoscience Research Institute

À temps pour le sabbat de la Création du 26 octobre prochain, la mise à jour du site internet du Creation Sabbath comprend de nombreuses améliorations conçues pour aider les utilisateurs à créer des programmes amusants, efficaces et transformateurs pour leur église, leur communauté, leur école, leur hôpital, etc.

« Il est beau, plus facile à utiliser qu’avant et complètement remanié; je suis vraiment ravi du développement de cette nouvelle conception, a exprimé Timothy Standish, scientifique principal du Geoscience Research Institute de l’Église adventiste. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider ceux qui veulent être des témoins au sein de leur communauté et partager l’Évangile éternel d’après l’appel de Jésus envers tous les chrétiens. Et cette mise à jour du site internet aidera à faire avancer cette mission. »

C’est la consultante en design EU (expérience utilisateur), Sharon Prest-Ullom, qui a dirigé l’équipe du projet composée des concepteurs de Types & Symbols LLC, du vidéographe Mark Paden et du développeur Web Clayton Kinney. En visitant le site, on remarque d’abord sa propreté et sa fraîcheur, mais ceux qui cherchent des outils et des ressources pour célébrer le sabbat de la Création remarqueront aussi immédiatement une amélioration en matière de convivialité.

En plus de la fonction de clavardage du Geoscience Research Institute, des liens mènent les utilisateurs directement à des ressources de planification d’un événement et de promotion dès l’établissement d’un plan. Ces ressources incluent des idées qui ont déjà été utilisées par d’autres, comme des vidéos, des affiches et des présentations qui peuvent être incorporées à une vivante célébration de l’événement que Dieu nous a demandé de commémorer chaque sabbat (voir Exode 20:8-11).

Et parmi les importantes améliorations du site internet du sabbat de la Création, il y a la possibilité pour les établissements et les églises d’inscrire leur événement, ce qui signifie que ceux qui désirent participer à une célébration du sabbat de la Création pourront trouver des églises, des écoles, des hôpitaux et d’autres établissements pour le faire. Ainsi, chaque établissement qui organise une activité est encouragé à l’inscrire afin qu’elle soit partagée et promue le plus largement possible. Voilà comment attirer davantage de visiteurs à ces événements, mais aussi encourager d’autres établissements à prendre part au sabbat de la Création 2019 du 26 octobre prochain.

« Lors du sabbat de la Création, il n’est pas question d’organiser un programme uniformisé, mais plutôt de profiter des possibilités offertes dans chaque communauté où des établissements chrétiens existent, a dit M. Standish. Cela veut dire qu’une seule approche pour tous ne fonctionnerait pas. Toutefois, chaque communauté peut être atteinte de la manière la plus efficace selon son emplacement et sa culture. »

M. Standish a expliqué que, par exemple, une église de l’État américain du Vermont peut choisir de célébrer la beauté de l’automne ainsi que les provisions de Dieu pour l’hiver à venir, alors qu’une église de la région de Los Lagos, au Chili, pourrait célébrer la Création d’un point de vue printanier.

« Le site internet du sabbat de la Création existe pour encourager tous les établissements chrétiens à utiliser cette occasion de partager Jésus Christ comme Créateur et Rédempteur », a précisé M. Standish.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

Aux Bahamas, l’Église adventiste confirme le décès d’un de ses membres

8 Septembre 2019 | Miami, Floride, États-Unis | Libna Stevens, Actualités Division Inter Américaine
Près d’une semaine après que l’Ouragan Dorian ait tout détruit sur les iles de Grand Bahama et Abaco, aux Bahamas, les dirigeants adventistes du septième jour reçoivent peu à peu des nouvelles de leurs membres. Jusqu’à présent, l’église a confirmé un décès parmi les membres à Grand Bahama. À Abaco, on a pu confirmer que tous les membres sont présents, ont déclaré les dirigeants de l’église, mais beaucoup sont gravement blessés et se trouvent dans des hôpitaux à Nassau.

« Nous savons que 90% des infrastructures des deux îles ont été détruites et que des évacuations ont eu lieu au cours des derniers jours, » a déclaré pasteur Michael Smith, directeur de la communication pour l’Église adventiste dans l’Union Caribéenne Atlantique.

« Nos familles pastorales ont traversé la tempête et elles sont de bon courage, » a déclaré pasteur Smith. Le gouvernement a indiqué que 43 personnes ont perdu la vie à cause du Cyclone Dorian, mais il craint que ce nombre n’augmente au fil des jours, a expliqué Michael Smith.

Pasteur Michael Smith, directeur de la communication pour l’Église adventiste dans l’Union Caribéenne Atlantique, présente un rapport sur la destruction causée par le passage de l’Ouragan Dorian à Abaco et Grand Bahama, lors des rencontres de planification stratégique des principaux dirigeants de la Division Inter Américaine, à Cancún au Mexique le 7 septembre 2019. Photo: Germán Rodríguez/DIA

Les membres d’église en action

Les membres d’église à Grand Bahama sont passés à l’action et se sont engagés dans un service communautaire immédiat pour répondre aux besoins de la population, a déclaré pasteur Smith. Quelque 400 repas chauds sont distribués chaque jour.

« Alors que les personnes évacuées des îles touchées arrivent chaque jour à Nassau, nos membres sont au front dans l’exercice du ministère, » a déclaré pasteur Smith. Le 6 septembre, alors qu’un groupe de 400 personnes a été évacué d’Abaco, des membres de la section des Adventistes Laïcs des Services et Industries (ASi) de la Fédération du Sud des Bahamas, se sont joints à l’équipe des bus pour transporter ces personnes vers des installations gouvernementales, a ajouté Michael Smith.

Pasteur Peter Kerr, président de l’Église adventiste dans l’Union Caribéenne Atlantique, qui comprend les Bahamas, les Îles Caïman et les Îles Turc et Caïcos, s’est rendu aujourd’hui à Grand Bahama pour examiner les dégâts et apporter son soutien aux membres d’église.

Des membres d’église sur le site de l’église adventiste de Freeport donnent de la nourriture aux victimes de l’Ouragan Dorian lors d’une distribution de repas chauds le sabbat 7 septembre 2019. Photo : Fédération du Nord des Bahamas / ATCU

« Nous sommes en train de décharger du matériel de secours que nous avons acheminé ici à Grand Bahama par vol charter depuis Nassau, » a dit pasteur Kerr.
Pasteur Wilson Isnord, pasteur de deux églises à Marsh Harbour, à Abaco, a perdu tout ce qu’il avait chez lui. « Ma famille et moi avons prié pendant la tempête et loué Dieu pour sa fidélité… Dieu est bon, » a dit pasteur Isnord. Il a ajouté que les églises étaient inondées et que le bus de l’église avait été renversé.

Pasteur Kerr a indiqué que les membres se réunissent dans les foyers pour le culte du sabbat et plus tard distribuent des repas chauds aux habitants de la communauté.

Une adventiste touchée

Cheryl Rolle, secrétaire exécutive de l’Église adventiste dans l’Union Caribéenne Atlantique, a annoncé aujourd’hui que l’école de Grand Bahama à Freeport était touchée par les inondations mais qu’elle pourrait bientôt fonctionner à nouveau. Elle a toutefois précisé que la plupart des maisons des enseignants et des familles des enfants avaient été détruites ou endommagées.

Photo du domicile d’un membre d’église détruit pendant l’Ouragan Dorian à Freeport, Grand Bahama. Photo : Fédération du Nord des Bahamas / ATCU

« J’ai déjà eu connaissance d’expériences bouleversantes, de récits de survie … c’est incroyable d’entendre les témoignages, » a dit Cheryl Rolle, qui s’est rendue sur place en avion pour des réunions stratégiques aujourd’hui. Cheryl Rolle a déclaré qu’une cellule d’aide psychologique de l’école a déjà rencontré les membres et la communauté en général dans les églises de Grand Bahama afin d’offrir des conseils sur la manière de faire face aux pertes et aux déplacements.

Certains étudiants de Freeport, à Grand Bahama, ont déjà été transférés à l’École du Sud des Bahamas à Nassau pour reprendre leurs cours pendant que les interventions de secours se déroulent dans leur ile.

Intervention de secours

Au moment où l’Ouragan Dorian a touché le nord des Bahamas, pasteur Jose A. Rodríguez, président de l’Église adventiste à Porto Rico, a rapidement organisé une collecte de fonds pour aider les personnes touchées sur le territoire de la Caraïbe Atlantique.

L’église adventiste de Shiloh à Freeport, Grand Bahama, après que l’Ouragan Dorian ait inondé et endommagé le sanctuaire.les membres se réunissent dans les foyers et en plein air pour le culte du sabbat. Photo : John Garcia / ATCU

« Nous avons déjà fait parvenir des fonds pour aider les membres d’église touchés par Dorian et nous continuerons d’envoyer des fonds pour aider toutes les victimes sur les deux îles, » a déclaré pasteur Rodríguez. Le plan est de soutenir une soupe populaire à Grand Bahama et Abaco jusqu’à nouvel ordre, a dit pasteur Rodríguez.

Pasteur Smith a remercié la direction de la Division Inter Américaine pour ses prières et son soutien financier au lendemain du passage du cyclone.
« Il faudra un certain temps pour mettre en place le processus de reconstruction et de restauration, » a indiqué pasteur Smith. Michael Smith a encouragé les principaux dirigeants à saisir l’opportunité créée par la tragédie et le désespoir pour amener les jeunes à s’impliquer en aidant les autres.

Des débris éparpillés devant des maisons endommagées à Freeport, Grand Bahama, le 8 septembre 2019. Photo : John Garcia / ATCU

Pour aider les victimes de l’Ouragan Dorian aux Bahamas, vous pouvez faire un don à :

Division Inter Américaine, 8100 SW 117th Ave, Miami, FL 33183. Faites un chèque à l’ordre de la Division Inter Américaine – Ouragan Dorian, afin d’aider les membres d’église et leurs efforts dans la communauté. (Seules les contributions financières sont acceptées).

Contributions possibles également à ADRA International sur adra.org

Traduction: Patrick Luciathe

La direction de l’Inter Amérique cherche à définir l’avenir de l’Église

7 Septembre 2019 | Cancun, Mexique | Libna Stevens, Division Inter Américaine

Définir l’avenir de l’Église adventiste du septième jour en Inter Amérique pour les cinq prochaines années est le thème central de cette semaine au cours de laquelle des dizaines d’administrateurs venus de l’ensemble du territoire se réunissent à Cancun, au Mexique. Près de 300 dirigeants d’église représentant les 24 unions, c’est-à-dire les principales régions ecclésiales, ainsi que les 152 champs locaux, ont entamé une série de rencontres qui ont débuté le 6 septembre 2019, dans le but de prier ensemble, de mener une réflexion sur la croissance et de prendre des décisions permettant de poursuivre la mission consistant à mieux faire parvenir l’évangile à davantage de personnes.

« Nous sommes ici pour définir le chemin requis par l’église en Inter Amérique pour mener à bien la tâche pour la période de 2020 à 2025, » a déclaré pasteur Elie Henry, président de l’Église adventiste en Inter Amérique, en s’adressant aux dirigeants d’église. « Il est important pour nous de comprendre et d’aligner nos objectifs au niveau de l’église locale, du champ local, de l’union et de la division, afin que chaque entité sur le territoire puisse s’engager pleinement pour mieux contribuer au développement de l’organisation dans son ensemble. » L’alignement auquel pasteur Henry faisait référence est l’emphase stratégique missionnaire de l’Église adventiste mondiale, baptisée
“J’Irai” pour la période de 2020 à 2025.

Le président de la Division Inter Américaine, pasteur Elie Henry, décrit les objectifs des six jours de rencontres. Photo : Abel Márquez / DIA

L’idée n’est pas de faire tout le travail de planification stratégique au cours des cinq prochains jours, a dit pasteur Henry, mais de créer un cadre qui offrira une bonne opportunité « d’évaluer ce que nous faisons, de nous assurer que nos membres d’église sont impliqués dans une démarche les amenant à vivre l’évangile au quotidien. »

Les rencontres seront également l’occasion d’évaluer le développement de l’église en matière d’évangélisation, d’éducation, de service communautaire, de pratique de gestion chrétienne, et de financement de la mission de l’église.

Il s’agit de définir des principes, de définir des objectifs clairs et de voir comment la croissance de l’église s’intègre dans la mission à tous les niveaux de l’église.

Les dirigeants de l’église font une pause pour prier ensemble plusieurs fois le 6 septembre, au début des rencontres. Photo : Libna Stevens / DIA

Pasteur Lowell Cooper, ancien vice-président de l’Église adventiste mondiale et intervenant principal, a rappelé aux administrateurs de l’église leur objectif qui est de concentrer leurs énergies sur un objectif déterminant et éternel.

« Le but de notre réflexion est de considérer la direction que nous prenons, » a déclaré Lowell Cooper. « Si vous ne connaissez pas votre but dans la vie, vous risquez de n’avoir aucune pertinence, et d’être un obstacle plutôt qu’une aide. »

Lowell Cooper a souligné les points clés indiquant que la mission de Dieu est la source de toutes les missions de l’église, que la mission de Jésus illustre la mission de Dieu, et que le peuple de Dieu doit refléter sa mission et que la mission de l’église requiert une étude et une expression réfléchies.

Le 6 septembre 2019, pasteur Lowell Cooper, ancien vice-président de l’Église adventiste mondiale, s’adresse à la direction de l’église. Photo : Abel Márquez / DIA

Lowell Cooper a examiné la déclaration de mission de la Division Inter Américaine : « Glorifier Dieu, et sous l’influence du Saint-Esprit, amener chaque converti à faire l’expérience d’une relation personnelle et transformatrice avec Christ, permettant au croyant de devenir un disciple qui partage l’évangile éternel avec tout le monde. »

« Rappelez-vous que la mission de Dieu est une question de qualité et pas seulement de quantité, » a déclaré Lowell Cooper.

Au cours des prochains jours, les administrateurs de l’église et les dirigeants des institutions examineront les défis auxquels le territoire de l’église est confronté, ils établiront des principes visant à consolider le ministère du pasteur, et définiront des objectifs clairs en matière de croissance de l’effectif et de fidélisation des membres ; ils chercheront aussi à garder les membres actifs dans la vie de l’église, à consolider le système financier de l’église et bien plus encore.

Yireh, un groupe adventiste du sud-est du Mexique, chante lors de la cérémonie d’ouverture des rencontres de la DIA. Photo : Libna Stevens / DIA

Les dirigeants de l’église se pencheront également sur les près de 100 ans d’adventisme sur le territoire de la Division Inter Américaine depuis sa création en 1922.

Pour en savoir plus sur l’Église adventiste du septième jour en Inter Amérique, sur ses programmes et ses initiatives, visitez notre site à l’adresse
interamerica.org

Traduction: Patrick Luciathe

Aux Bahamas, l’Église adventiste tente de localiser ses membres après le passage de l’ouragan Dorian.

Le 4 septembre 2019 | Miami, Floride, États-Unis | Libna Stevens/DIA

Les dirigeants adventistes du septième jour de Nassau, aux Bahamas, attendent toujours de connaître l’état des centaines de membres affectés par les effets dévastateurs de l’ouragan Dorian sur les îles les plus durement touchées, c’est-à-dire Abaco, Grand Bahama, Bimini et Berry. L’ouragan de catégorie 4, qui a affligé le nord des Bahamas pendant plus de 40 heures à compter du 1erseptembre, a entraîné des vents de près de 300 kilomètres à l’heure, inondant des îles, transformant les résidents en sinistrés et faisant au moins sept morts.

« C’est un record », a dit aujourd’hui Peter Kerr, président de l’Atlantic Caribbean Union, lors d’une entrevue téléphonique depuis le siège social de l’Union à Nassau, aux Bahamas. « Nous n’avons jamais rien vu qui s’approche de cela », a dit celui qui supervise le travail de l’Église aux Bahamas, aux îles Caïmans et aux îles Turquoises.

« Des ouragans sont déjà passés par chez nous rapidement, mais celui-là nous a gardés en otage pendant plus de 40 heures, restant notamment sur Grand Bahama pendant plus de 30 heures », a-t-il ajouté.

Les îles Abacos

Les dirigeants tentent toujours de retracer leurs membres, mais la communication est difficile, surtout sur les îles Abacos, au nord de Nassau, où se trouvent cinq églises comprenant plus de 900 membres. « Nous savons qu’il y a trois églises, une au nord et deux grosses au centre d’Abaco, à Marsh Harbour, qui sont complètement coupées du sud de l’île, où se trouvent deux autres églises. »

Le pasteur Peter Kerr, président de l’Atlantic Caribbean Union, qui supervise le travail de l’Église aux Bahamas, aux îles Caïmans et aux îles Turquoises, a parlé aux dirigeants d’église, le 3 septembre dernier, de logistique de secours après le passage de l’ouragan Dorian sur les îles Abacos, Grand Bahama, Bimini et Berry. Une photo de John Garcia/ATCU.

Le pasteur Kerr a dit que les dirigeants avaient rejoint un membre d’église d’Abaco Sud qui participait aux opérations de secours. La montée des eaux avait toutefois rendu impossible l’accès à d’autres zones affectées au nord de l’île. « L’un des anciens d’une église de l’île, aussi président de la filiale d’ASi de notre Union, est propriétaire d’une école alors qu’un autre membre dirige aussi une école sur l’île. »

L’île Grand Bahama

Sur Grand Bahama, certaines histoires sont difficiles à entendre, a dit le pasteur Kerr. « Je voudrais pleurer. Tellement de gens ont été prisonniers de leur toit pendant de très nombreuses heures pour n’être secourus qu’après la tempête… C’est très triste. » Les dirigeants n’ont toutefois pas encore reçu les rapports d’évaluation de cette région.

Et ce n’est qu’aujourd’hui que le pasteur Kerr a réussi à avoir des nouvelles de Rodger Moncur, directeur d’ADRA de l’Union qui vit à Freeport, Grand Bahama. « Il fait actuellement le plus d’évaluations possible sur le territoire. »

« La Fédération du nord des Bahamas est basée à Freeport et nous savons que le bureau est entièrement inondé ainsi que notre Grand Bahama Academy, une école adventiste de plus de 200 élèves de la maternelle à la douzième année », a dit le pasteur Kerr. Et l’église située juste à côté servait de refuge jusqu’à ce qu’elle soit inondée également.

D’après les dirigeants, l’île Grand Bahama compte sept églises et plus de 3 000 membres. L’évaluation de l’état des membres et des bâtiments d’église ne sera disponible que lorsque l’évaluation des dommages sera possible, quand les lieux seront accessibles.

Des dirigeants de l’Église en réunion au bureau principal de l’Atlantic Caribbean Union à Nassau, aux Bahamas, le 3 septembre dernier pour coordonner l’assistance offerte aux îles affectées. Une photo de John Garcia/ATCU.

Le personnel d’ADRA International devrait arriver à Nassau demain et coordonner, à partir du bureau de l’Union, la distribution d’articles de premiers soins et de secours aux victimes de l’ouragan.

Un besoin urgent

La National Emergency Management Agency (« Agence nationale de gestion de crise ») des Bahamas a demandé à l’Église adventiste de fournir des vêtements pour les poupons et les enfants, a dit le pasteur Kerr. « Nous entreprenons cette tâche et cherchons le plus d’aide possible pour préparer les paquets. Nos églises locales se sont mobilisées pour mettre la main à la pâte. Je sais que les églises dépensent leurs propres fonds pour fournir ces articles de secours. »

Parmi les besoins urgents : de l’argent. « Nous visons principalement à offrir de l’eau potable, de la nourriture et des abris, des vêtements et des tentes à ceux qui ont tout perdu », a dit le pasteur Kerr, impatient de faire le tour des zones affectées des Bahamas.

Le premier ministre a demandé aux Bahamiens non touchés par la catastrophe d’héberger les familles sinistrées pendant cette période critique.

Logistique, défis et possibilités

« Nous sommes en train de créer une base de données des membres adventistes qui sont en mesure d’accueillir chez eux d’autres membres qui n’ont pas d’endroit où demeurer », a expliqué le pasteur Kerr, qui s’est d’ailleurs déjà engagé à mener par l’exemple.

Des employés et des membres bénévoles du bureau de la Fédération du sud des Bahamas à Nassau trient des articles et préparent des paquets pour les sinistrés de l’ouragan Dorian. Une photo de Jamal Franklyn.

Entre temps, le pasteur Kerr a dit que les dirigeants d’église se sont rencontrés pour discuter des problèmes de logistique et des défis engendrés par la crise ainsi que des possibilités qu’elle peut offrir. « Nous allons ouvrir notre soupe populaire et coordonner l’envoi des fournitures nécessaires afin que la cuisine ne manque de rien tant qu’elle sera utile. »

« Nous tentons d’envoyer des accessoires de toilette, des lits, des tentes, du chasse-moustiques, des filets et des génératrices pour assurer le fonctionnement des écoles et des églises. »

Aujourd’hui, au bureau de la Fédération du sud des Bahamas, les employés de l’Église rassemblent des articles et les emballent pour en faire des paquets.

Réconforter et soutenir la famille de l’Église

« Nous savons que le Dieu que nous servons demeurera notre refuge et notre appui… Il est notre secours qui ne manque jamais dans la détresse… Il est le rocher sous nos pieds et demeurera notre abri lors des tempêtes », a ajouté le pasteur Kerr.

Des membres d’église bénévoles à l’œuvre à l’entrée du bureau de la Fédération du sud des Bahamas pour les gens affectés par l’ouragan. Une photo de Jamal Franklyn.

Les encouragements reçus de partout ont été si rassurants, a-t-il exprimé.

« Nous sommes consolés par le fait que tellement de gens prient pour nous et aient pris le temps d’appeler ou d’envoyer des messages de réconfort. La Division interaméricaine et plusieurs de ses Unions se sont engagées à contribuer à la reconstruction et à la restauration. Nous ne sommes pas seuls; nous faisons partie d’une grande famille et nous sentons aimés et soutenus lors de ces moments difficiles. »

Pour venir en aide aux membres de l’Église affectés par l’ouragan Dorian aux Bahamas, vous pouvez envoyer votre contribution financière à la Division interaméricaine avec la mention Hurricane Dorian Relief. (Seules les contributions financières seront acceptées.)

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

En Allemagne, les adventistes célèbrent 100 ans de ministère auprès des malentendants.

Le 30 août 2019 | Hambrug, Allemagne | Adventistischer Pressedienstet Adventist Review

Le 3 août dernier, à l’Adventhaus Grindelberg d’Hambourg, la communauté malentendante adventiste allemande a célébré 100 ans de ministère organisé. L’événement commémoratif avait pour thème « Vivez-vous toujours avec Jésus? »

Des débuts à Brême

Le 11 avril 1919, Margarete Heine (plus tard devenue Puich) a été baptisée au sien d’une église adventiste du septième jour de Brême. Et c’est avec elle que la mission auprès des adventistes malentendants a été lancée au pays.

N’étant pas elle-même sourde, Mme Heine est née en 1894 de parents sourds. Pour communiquer avec eux et en tant qu’aînée de six enfants, elle a dû apprendre très jeune le langage des signes. Puis, à 24 ans, un membre d’église lui a fait découvrir la foi adventiste. Elle prenait alors soin de la famille Pohl et de ses deux enfants sourds, Else et Hilda, et a partagé avec eux sa foi. En janvier 1920, Mme Pohl a été la première personne sourde à être baptisée et acceptée au sein de l’église adventiste du septième jour de Brême.

À 26 ans, Mme Heine a fait la rencontre du Berlinois Carl Puich, un homme sourd, socialiste et athée. Ses croyances ont toutefois rapidement changé, car dès décembre 1920, il a été enseveli sous les eaux du baptême. Quatre jours plus tard, Carl et Margarete se sont joints l’un à l’autre lors d’un mariage célébré en langage des signes par le pasteur adventiste Müller, de Magdebourg.

M. Puich est ensuite devenu le premier évangéliste adventiste sourd d’Allemagne. En 1921, il a commencé à étudier la Bible avec des gens sourds pendant que sa femme traduisait, tous les sabbats, les discussions sur la Bible et les prédications lors du culte d’adoration.

À 35 ans, Margarete a été assermentée comme interprète du langage des signes devant les tribunaux. Et ses activités d’interprétation ne se limitaient pas à la ville de Brême. On l’appelait aussi à assister médecins et autorités. Pendant plus de 50 ans, elle a travaillé sans relâche au service des personnes malentendantes. Carl est mort en 1966 et sa femme en 1982.

Des services adventistes pour les malentendants

D’après Gerd Wildemann, directeur des ministères auprès de personnes aux besoins particuliers en Allemagne, des services adventistes aux malentendants sont actuellement offerts notamment en Allemagne, en Argentine, en Australie, au Brésil, au Canada, en France, en Espagne, aux États-Unis, en Italie, en Grande-Bretagne, au Kenya, au Mexique, aux Philippines, en République tchèque, en Russie et en Ukraine. « [Notre célébration] était importante, parce que nous, communauté d’adventistes malentendants d’Allemagne, avons une longue histoire à contempler. Avec des événements comme la célébration du centième anniversaire à Hambourg, nous avons attiré l’attention sur la situation des malentendants dans notre Église et affermi leur foi. » Les pasteurs malentendants Douglas da Silva du Brésil et Jeff Jordan des États-Unis faisaient partie des invités.

M. Wildemann a remercié Dieu pour sa protection du passé, les possibilités du présent et les encouragements relatifs à l’avenir.

« Nous remercions particulièrement nos dirigeants de l’Église mondiale pour leur soutien et nos invités malentendants pour leur encouragement et leurs instructions spirituelles. »

La célébration centenaire, qui a accueilli plus de 50 personnes malentendantes, a été précédée d’une semaine sur la Bible pour malentendants à laquelle 43 personnes ont participé, dont 33 étaient malentendants.

Le coordonnateur des ministères auprès des personnes aux besoins particuliers de la Division intereuropéenne, Corrado Cozzi, a parlé de l’événement commémoratif comme d’un moment fort pour les adventistes malentendants d’Allemagne et de partout dans le monde.

« Cet événement remplit de joie nos amis malentendants allemands, mais aussi toutes les autres communautés d’adventistes malentendants d’Europe qui suivent les pas de ces pionniers », a dit M. Cozzi.

La version originale de cet article en anglais a d’abord été présentée sur le site de nouvelles de la Division intereuropéenne.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

L’Église adventiste travaille à clarifier sa position sur l’avortement

Un groupe composé de divers experts médicaux, de théologiens, d’administrateurs et d’éthiciens des établissements sanitaires, tous adventistes du septième jour, est actuellement engagé dans une démarche visant à clarifier la position officielle de l’Église sur la question controversée de l’avortement.

La dénomination a publié, pour la dernière fois dans un document datant de 1992des recommandations, mais pas de déclaration officielle sur l’avortement.

Il y a deux ans, l’Institut de Recherche Biblique de la Conférence Générale (BRI), qui propose des éclairages bibliques et théologiques à l’église sur de nombreuses questions, a été chargé de préparer une déclaration reflétant les principes scripturaires relatifs à la discussion sur l’avortement.

Le comité d’éthique de la BRI a élaboré plusieurs esquisses d’un projet de document qui fait l’objet d’un dialogue permanent avec le département des Ministères de la Santé de l’Église adventiste et le Comité de Bioéthique de la Conférence Générale. Le Comité de Bioéthique comprend des représentants des centres hospitaliers universitaires et des réseaux médicaux de l’église, ainsi que des administrateurs et des praticiens indépendants venus d’institutions sanitaires adventiste.

Suite à une décision datant du 27 août, le Comité Administratif de la Conférence Générale (ADCOM) a créé un Groupe de Travail chargé de poursuivre l’élaboration de la déclaration sur l’avortement. Le groupe de 26 membres comprend des représentants des Ministères de la Santé, des Ministères de la Femme, des Ministères de la Famille, des Ministères de l’Éducation, des Ministères de l’Enfance, de la Fondation Ellen G. White, de l’Institut de Recherche Biblique, des Ministères de l’Aumônerie Adventiste, du Bureau de l’Avocat Général, des Affaires Publiques, de l’administration principale, et du Département de la Communication de la Conférence Générale, et de Adventist Review.

Présidé par le vice-président de la Conférence Générale, Artur Stele, le comité comprend 23 membres de pays autres que les États-Unis, dont l’Argentine, le Mexique, le Brésil, l’Afrique du Sud, la Russie, la Finlande, la Norvège, la Jamaïque, le Sénégal, le Ghana, le Canada, Singapour, l’Australie, l’Ile Maurice, l’Allemagne et le Chili. Six membres sont des femmes ; trois d’entre elles font partie du Comité de Rédaction de la déclaration.

« Le processus de rédaction de toute ébauche de déclaration de l’église doit inclure une représentation de tous les segments de l’église, » a dit Artur Stele. « Cette déclaration importante implique la participation de théologiens, de médecins et de cliniciens, d’administrateurs d’établissements sanitaires, d’administrateurs de l’église, et d’hommes aussi bien que de femmes. »

Artur Stele a ensuite clarifié le rôle du Groupe de Travail. « Le comité a été chargé d’étudier l’ébauche produite par le comité d’éthique du BRI, ainsi que les recommandations de 1992, » a-t-il expliqué. « En outre, le comité doit étudier et considérer les contributions et les réactions émanant de diverses sources, y compris du Comité de Bioéthique de la Conférence Générale. »

Citant le Cahier des Charges du Comité, Artur Stele a souligné que la troisième responsabilité du groupe était de « préparer l’ébauche d’une déclaration unifiée qui sera clairement basée sur des principes bibliques qui soulignent le caractère sacré de la vie et reconnaissent les cas et anomalies exceptionnellement difficiles auxquels les femmes peuvent faire face. »

L’objectif annoncé est de présenter un document au Comité Exécutif de la Conférence Générale, qui se réunira pour son Concile Annuel à Silver Spring du 9 au 16 octobre. Un rythme accéléré des comités de rédaction et des discussions plus larges de l’ensemble du Groupe de Travail sont prévus entre maintenant et une réunion de l’ADCOM qui doit avoir lieu le 1er octobre. Le Comité Administratif examinera le document proposé et décidera de le recommander ou non à la session du Concile Annuel.

« C’est un sujet extrêmement sensible, » a déclaré Peter Landless, directeur des ministères de la santé de l’Église adventiste du septième jour. « Ma prière est que le résultat des délibérations affecte positivement et consolide l’œuvre et la mise en pratique de notre mission dans tous les domaines. »

Le directeur du BRI, Elias Brasil de Souza, partage cet avis : « J’espère que ce processus aidera les membres d’église et la communauté adventiste à savoir quelle est la position de l’église sur un sujet aussi crucial. Il est important pour le processus, que les résultats reflètent la fidélité à l’Écriture. »

Après la révision d’une ébauche de document de travail par le comité composé de 26 membres lors de sa réunion du 4 septembre, un groupe plus important de plus de 30 personnes comprenant des représentants des cinq réseaux de santé de l’Église en Amérique du Nord, des membres du Comité de Bioéthique de la Conférence Générale et des spécialistes venus des centres hospitaliers universitaires de la dénomination, sera invité à participer à une discussion majeure à la mi-septembre.

Des rencontres supplémentaires du Comité de Rédaction et du Groupe de Travail au complet auront également lieu au cours de la deuxième quinzaine du mois de septembre pour intégrer les idées et les conseils reçus de toutes les parties participant à la discussion.

« En tant que professionnel de la santé comprenant l’impact de ces déclarations sur la vie de vraies personnes qui sont aux prises avec des décisions difficiles, je suis encouragé par le processus que nous avons entamé, » a déclaré Katia Reinert, directrice adjointe des Ministères de la Santé, et membre du Groupe de Travail et du Comité de Rédaction. Elle conclut en disant : « Je suis confiante dans le fait que nous aurons une déclaration qui apportera un éclairage biblique et pratique pour les futures directives, en tenant compte du besoin de guérison et de plénitude des individus et des familles vivant dans un monde déchu. »

Traduction: Patrick Luciathe

“Le lieu de travail est le nouveau champ pour l’évangélisation”

29 Août 2019 | Nassau, les Bahamas | Marcos Paseggi pour le pôle Actualités de la Division Inter Américaine

« Le lieu de travail est le nouveau champ d’évangélisation, » a déclaré pasteur Andrew Harewood lors de sa présentation en séance plénière le 22 aout 2019, durant la convention annuelle des Adventistes Laïcs des Services et Industries de l’Inter-Amérique (ASi-DIA) organisée cette année à Nassau, aux Bahamas. Pasteur Harewood, spécialiste en développement personnel, conseiller en relation d’aide, et aumônier de l’armée aux États-Unis, a déclaré aux membres et aux dirigeants de l’Église adventiste du septième jour que cette nouvelle réalité devrait influencer tout ce qu’ils font, du culte à l’action missionnaire en passant par les efforts d’évangélisation.

« Pour être un leader au 21ème siècle, il est essentiel de comprendre ce que le leadership contemporain implique, » a déclaré pasteur Harewood. « La clé est d’apprendre à servir de mentor aujourd’hui pour un leadership qui veut voir plus loin que juste demain. »

Comprendre le fonctionnement des organisations

Andrew Harewood a déclaré que l’un des éléments essentiels au succès des dirigeants est la compréhension du fonctionnement des organisations. Citant Peter Drucker, consultant en management et éducateur, pasteur Harewood a expliqué que « seules trois choses se produisent naturellement dans les organisations : les frictions, la confusion, et faire moins que ce dont on est capable. Tout le reste requiert du leadership. » C’est la raison pour laquelle, selon Peter Drucker et d’autres, les dirigeants devraient adopter une démarche intentionnelle dans ce qu’ils veulent réaliser.

En tant qu’organisation confessionnelle, l’Église adventiste du septième jour s’inscrit également dans cette dynamique, a dit pasteur Harewood. « Mais pourquoi cette notion de leadership est-elle importante pour toute organisation, y compris l’Église adventiste du septième jour ? » a demandé Andrew Harewood. Citant l’auteur Patrick Lencioni, il a expliqué : « Si vous pouviez amener tous les membres d’une organisation quelconque à ramer dans la même direction, vous pourriez dominer n’importe quelle industrie, n’importe quel marché, contre toute concurrence, à tout moment. »

Pasteur Harewood a expliqué que parvenir à atteindre la grandeur au sein d’une organisation implique au moins quatre caractéristiques, à savoir une performance supérieure soutenue, des membres loyaux, des membres engagés, et une contribution distinctive. « C’est ce qui fait qu’une bonne organisation devient une grande organisation, » a-t-il déclaré.

Le rôle des leaders

Pour que toute église ou toute initiative dirigée par des laïcs ait du succès, nous ne devrions jamais sous-estimer le rôle joué par les grands leaders, a indiqué pasteur Harewood. Il a défini les grands leaders comme des personnes qui inspirent la confiance, clarifient les objectifs, s’assurent que les différents systèmes vont dans la même direction, et permettent aux talents de s’exprimer. « Les grands leaders comprennent que le leadership c’est l’action, et non une position, » a-t-il rappelé.

Les grands leaders respectent également ce que pasteur Harewood a appelé « les dix commandements du leadership. » Entre autres, il a mentionné les efforts faits par les dirigeants pour valoriser plutôt que rabaisser, le fait de communiquer clairement et par l’exemple, le fait de considérer la position comme une responsabilité, et non comme un privilège, et le fait d’être compétent et suffisamment confiant pour prendre des risques. Citant l’auteur Stephen Covey, pasteur Harewood a appelé son auditoire à se rappeler que « le leadership, c’est communiquer aux personnes leur valeur et leur potentiel de manière si claire qu’ils en viennent à le discerner en eux-mêmes. »

Un changement de centre d’intérêt

Dans le même temps, pasteur Harewood a rappelé que, pour que les initiatives d’action missionnaire menées par les adventistes aient du succès, il est essentiel que les dirigeants soient au courant des tendances sociales actuelles. « Rappelez-vous que, en particulier pour les jeunes, le centre d’attention sociétal est passé d’une approche centrée sur l’église à quelque chose de fondamentalement différent, » a-t-il dit.

C’est une différence qui produit des changements substantiels dans le comportement des gens, a déclaré pasteur Harewood. « Toutes les enquêtes sérieuses sur le sujet montrent que pour les nouvelles générations, la spiritualité est plus importante que la religion [organisée]. Beaucoup de jeunes ont grandi dans l’église mais ne fréquentent jamais une église, » a-t-il expliqué. «. La vérité est qu’aujourd’hui, vous pouvez former des leaders sur votre lieu de travail beaucoup plus rapidement que des dirigeants ne peuvent le faire. »

Le contexte sociétal dans lequel on fonctionne est en train lui-même de changer, a expliqué pasteur Harewood. « Historiquement, il est passé de civilisation nomade à une civilisation de l’irrigation et maintenant à une civilisation de la connaissance, » a-t-il déclaré. Ainsi, a-t-il expliqué, le contexte sociétal actuel montre que les gens sont passés d’une démarche visant à chercher une communauté dans leur village à celle à travers laquelle ils la voient sur leur lieu de travail.

Implications pour l’église

Selon pasteur Harewood, c’est quelque chose qui constitue un défi pour l’action missionnaire de l’église. « À mesure que disparaît cette connexion religieuse centrée sur le village, l’église doit trouver des moyens de nourrir cette connexion religieuse sur le lieu de travail, » a dit pasteur Harewood.

Pasteur Harewood a souligné qu’il s’agissait avant tout d’adapter nos méthodes pour connecter les gens à une communauté religieuse. « Le lieu de travail peut être ce lieu où le sacré et le non religieux se croisent, » a-t-il dit, « un lieu qui devient un terrain spirituel et où notre identité chrétienne est définie et discutée. Le lieu de travail est vraiment le nouveau champ d’évangélisation. »

Traduction: Patrick Luciathe

L’Amérique du Nord s’attaque directement au vieillissement de la population pastorale

Le dernier jour du Camporée International des Éclaireurs 2019 dont le thème était « Choisi, » et qui s’est déroulé à Oshkosh, dans le Wisconsin, les Éclaireurs désireux de devenir pasteurs ont eu l’opportunité de côtoyer les dirigeants d’église de la Division Nord-Américaine (NAD) pour en savoir plus sur la poursuite d’une carrière dans ministère pastoral.

Le programme social autour d’une crème glacée, a été l’occasion de lancer NextGen, une initiative de l’Association Pastorale de la NAD, qui cherche à s’attaquer à cette prévision indiquant le faible nombre de pasteurs qui seront en mesure d’exercer le ministère dans toute la division au cours de la prochaine décennie, au moment où les pasteurs actuellement en activité partiront à la retraite.

« La moyenne d’âge d’un pasteur [dans la région] est d’environ 55 ans, et la génération des baby-boomers est sur le point de prendre sa retraite, » a déclaré Ivan Williams, directeur de l’Association Pastorale de la NAD. « Nous recrutons car, au cours des sept à dix prochaines années, deux mille cinq cents pasteurs sur les quatre mille trois cents que compte la division seront en âge de partir à la retraite. »

« Nous voulons que les jeunes envisagent de se voir transmettre le flambeau, » a déclaré Ivan Williams. « Dieu m’a appelé quand j’avais 13 ans et j’ai suivi ce parcours pour devenir pasteur. Les gens qui réussissent dans la vie ont le sens de l’appel alors qu’ils sont encore jeunes. Je pense qu’il s’agit d’être fidèle et que Dieu bénira en accordant le succès. Tout au long de notre histoire, nous voyons une série de personnes que Dieu a utilisées quand elles étaient très jeunes. »

Byron Dulan, vice-président pour les affaires régionales dans l’Union de Fédérations du Pacifique Nord, embrasse Ashley Castro, une éclaireuse de la Fédération de l’Oregon, après qu’elle ait partagé son désir de devenir pasteure. Photo : Mylon Medley, Actualités Division Nord-Américaine

Donna Jackson, directrice adjointe de l’Association Pastorale de la NAD, qui est également l’organisatrice du programme social, a déclaré que l’objectif général de la rencontre était d’encourager les Éclaireurs qui ont déjà ressenti l’appel de Dieu.

« Je suis surprise par le nombre de jeunes qui avaient déjà cet objectif en tête, » a dit Donna Jackson. « La dernière chose que nous voulons faire est de mettre la pression sur les jeunes parce que Dieu ne les appelle peut-être pas à aller dans ce sens. Dieu est celui qui appelle. Nous sommes ici pour soutenir ce que Dieu fait déjà. »

En prévision de ce programme, Donna Jackson a invité tous les administrateurs de fédération et d’union à être représentés. La réponse des 150 dirigeants qui ont promis leur soutien et leur présence a été extrêmement positive, a-t-elle déclaré.

« Nous voulions que les jeunes puissent regarder dans les yeux de leurs dirigeants et constater l’attention personnelle dont ils font preuve. Les administrateurs participent à des comités tout le temps, et traitent des problèmes les plus difficiles de l’église. Ils ont des expériences joyeuses, mais il n’est pas facile d’avoir cette touche personnelle, » a déclaré Donna Jackson. « Nous avons pensé que ce serait une bonne chose pour les deux groupes, mais surtout pour les jeunes, de savoir que leurs dirigeants sont accessibles et qu’ils leur accorderont leur attention. »

William « Bill » Winston, président de la Fédération de l’Atlantique Sud, participe au recrutement pastoral depuis des années et a constaté le déclin de ses propres yeux. Il se souvient de l’époque où il y avait entre 40 et 50 étudiants en théologie qui sortaient d’une école comme l’Université d’Oakwood. En 2018, une enquête auprès d’étudiants de première année en théologie dans des écoles adventistes de la division, a révélé que la classe la plus nombreuse était composée de 15 étudiants.

« Je suis ici parce que je dois faire ma part pour aider à encourager les jeunes, » a déclaré William Winston. « Je suis à la fin de ma carrière pastorale et je vois les défis du recrutement et de la recherche de personnes dévouées au ministère évangélique. Nous sommes presque en mode de crise. Nous devons commencer beaucoup plus tôt que nous ne le faisons habituellement. Il nous faut identifier des personnes et les impliquer dans l’église maintenant. »

Un Sentiment Spécial

Environ 1000 jeunes ont assisté au programme social et ont partagé des témoignages sur les raisons pour lesquelles ils voulaient devenir pasteurs. Samuel Castro et Belinda Rodriguez, mari et femme formant un couple pastoral en charge de trois églises dans la Fédération de l’Oregon, ont accompagné leur fille Ashley, âgée de 16 ans, au programme social. Elle a rappelé le moment exact où elle a ressenti l’appel de Dieu.

Lors du Camporée International des Éclaireurs 2019 qui s’est tenu à Oshkosh, dans le Wisconsin, aux États-Unis, un participant au programme social NextGen Ice Cream discute avec un dirigeant d’église. Photo : Mylon Medley, Division Nord-Américaine

« Nous avions un service de communion dans mon église et ma mère dirigeait le service. Tout à coup, j’ai commencé à pleurer. Je me suis repliée sur moi-même, a dit Ashley Castro. « Ma mère m’a demandé : ‘Est-ce que ça va ?’ quand elle est descendue. Et j’ai répondu : ‘Je veux vraiment le faire. Je veux être pasteure.’ C’était cette drôle de petite sensation dans ma poitrine ; Je voulais juste aider. »

Ashley avait 15 ans à l’époque. Elle avait déjà démontré sa passion pour le service en aidant les enfants et en dirigeant un ministère de la musique.

« Nous avons toutes les deux juste pleuré ensemble, » a dit Belinda Rodriguez. « Je pense que cela va être un chemin formidable pour elle. Pour nous en tant que parents, c’est la plus grande expérience pour nous de la voir suivre nos pas. »

Belinda Rodriguez est ravie de pouvoir aider sa fille à comprendre son appel intervenu à un si jeune âge, une opportunité à laquelle elle n’a pas eu accès au moment où elle-même a accepté l’appel.

« [Ashley] est pleine d’énergie. Je pense qu’elle est de plus en plus convaincue de son appel. C’est une bénédiction pour nous de pouvoir exercer le ministère ensemble en tant que famille, » a dit Belinda Rodriguez.

L’Avenir

Les organisateurs ont dit qu’ils espéraient que le programme social autour de crèmes glacées avait inspiré leurs collègues dirigeants d’église à utiliser ce modèle et à organiser des programmes similaires sur leurs territoires. Lors de la déclaration de clôture, le président de la NAD, Dan Jackson, a déclaré aux participants que ce modèle devrait être suivi chaque été lors des camp meetings.

De plus, l’Association Pastorale de la NAD a mis en place un comité chargé d’aider le mouvement NextGen à maintenir cet élan.

« Le comité est composé de pasteurs des jeunes, de laïcs, d’Éclaireurs et de dirigeants d’église à tous les niveaux, » a indiqué Ivan Williams. « Nous allons donner plus de détails lors de la convention pastorale de l’année prochaine dont le thème sera APPELÉ

L’équipe pastorale a recueilli les coordonnées de tous les participants à Oshkosh ayant exprimé leur désir de devenir pasteurs.

« Nous voulons rester en contact avec eux au fil des années, » a déclaré Ivan Williams.

La version originale de ce récit a été publiée sur le site d’informationsde la Division Nord-Américaine.

Traduction: Patrick Luciathe

AdventHealth veut libérer ses infirmières de la paperasse au profit des patients

Le 28 août 2019 | Orlando, Floride, États-Unis | AdventHealth News

Le réseau AdventHealth a récemment reçu les résultats préliminaires d’un projet pilote qui pourrait révolutionner le modèle de soins offerts aux patients partout aux États-Unis.

Ce projet libère les infirmières* d’une grande partie de la paperasse qu’implique leur travail, leur permettant ainsi de consacrer plus de temps aux patients et à leurs besoins.

Pour ce faire, elles sont jumelées à un Care Team Assistant (CTA) (« Assistant au personnel soignant »), dont les tâches ressemblent à celles d’un technicien en soins au patient, mais auxquelles est ajoutée la responsabilité de documenter les soins offerts aux patients sous la supervision d’un(e) infirmier(ère). Les infirmières ainsi relevées de leurs lourdes responsabilités de documentation peuvent passer plus de temps avec les patients et participer plus activement aux soins qui leur sont offerts.

« AdventHealth est déterminé à trouver des solutions innovatrices aux problèmes de soins de santé. Nous avons créé ce modèle dans le but d’améliorer la façon dont nous travaillons pour ainsi faciliter la vie des patients comme du personnel, a expliqué Eric Stevens, PDG des services de soins aigus d’AdventHealth dans la région métropolitaine d’Orlando, en Floride. Notre personnel infirmier est essentiel aux soins compatissants et holistiques que nous voulons offrir. L’hospitalisation peut être une expérience perturbante, mais ce programme aide nos infirmières à passer du temps de qualité avec nos patients et leur famille, leur permettant d’axer leur travail sur le soutien durant la guérison. »

Le pilote initial a commencé en 2018 et est mis à l’épreuve dans certaines unités de la division du centre de la Floride d’AdventHealth. Le réseau hospitalier adventiste a engagé CareThrough et ScribeAmerica, deux entreprises de HealthChannels. La première offre de la formation et de l’assistance dans l’élaboration du rôle des CTA alors que la seconde fournit des scribes aux départements d’urgence d’AdventHealth.

« Considérant le taux alarmant d’épuisement chez les infirmières, la fatigue de compassion et le manque de personnel qui devrait durer jusque dans les années 2030, le soutien aux infirmières est devenu un impératif dans le domaine des soins de santé, a dit Kyle Cooksey, président de CareThroughAdventHealthest en train de créer, de façon proactive, une culture d’infirmières engagées. Le pilote est donc en parfaite harmonie avec notre mission de réduire l’épuisement et améliorer les soins aux patients. »

Lors de la première année du projet pilote, la réactivité du personnel (une mesure de l’expérience du patient) s’est améliorée de 12 %, les délais d’obtention des résultats d’analyses de laboratoire se sont écourtés de 13 % et 73 % des infirmières ont dit pouvoir passer plus de temps avec les patients lorsqu’elles sont assistées d’un CTA.

« Ce pilote m’aide à être l’infirmière que j’ai toujours voulu être, a dit Christine Reyes, infirmière d’AdventHealth à Altamonte Springs. Je suis devenue infirmière parce que je voulais faire preuve de compassion envers les gens qui en ont le plus besoin, et ce projet me permet de le faire encore plus qu’avant. »

AdventHealth compte bien s’appuyer sur la réussite du projet pilote pour rendre le programme disponible dans d’autres unités.

La version originale de cet article a d’abord été présentée sur le site des nouvelles d’AdventHealth.

* Tout au long de cet article, le mot « infirmières » inclut également les infirmiers.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

Au Mexique, l’église forme des interprètes en langue des signes pour mieux toucher les malentendants

27 Août 2019 | Villahermosa, Tabasco, Mexique | Équipe Informations DIA

Dans le cadre des efforts actuellement déployés par l’Église adventiste du septième jour dans le Nord du Mexique pour mieux atteindre les personnes malentendantes dans leurs églises et leurs communautés, un groupe d’interprètes adventistes s’est récemment réuni pour prendre part à un atelier de formation spécial à Villahermosa, dans l’état de Tabasco, au Mexique. Les 47 étudiants interprètes des trois principales unions du Mexique se sont réunis pour enrichir leurs connaissances, comprendre leur mission et élaborer des stratégies pour faire progresser le ministère de proclamation de l’évangile en langue des signes pour les malentendants.

« Nous remercions Dieu parce qu’il fortifie son peuple juste à ce moment de la fin des temps, de telle sorte que la grande mission qui est de prêcher l’évangile à toutes langues puisse être accomplie, » a déclaré pasteur David Maldonado, directeur du ministère des besoins spéciaux pour l’Église adventiste dans le Nord du Mexique. « L’église dans le monde entier construit des ponts pour toucher la communauté des sourds et il est important pour nous de nous assurer que les interprètes soient formés à la Langue des Signes Mexicaine, » a expliqué pasteur Maldonado.

L’atelier de formation est la deuxième initiative de ce type menée dans le cadre de l’effort global du ministère des besoins spéciaux lancé par l’Union du Nord du Mexique il y a sept ans, ont déclaré les organisateurs.

Cette année, l’église dans l’Union du Sud-Est et dans l’Union Inter-Océanique a réuni son propre groupe pour participer au Deuxième Atelier Annuel des Interprètes en Langue des Signes Mexicaine, qui a permis d’avoir 50 heures de formation, du 22 au 27 juillet 2019, à l’église adventiste 27 de Febrero à Villahermosa.

Les interprètes adventistes qui ont répondu à l’appel sont tous des bénévoles, a déclaré David Maldonado. « Ils utilisent leurs propres ressources et leur temps pour se préparer et servir les sourds dans leurs propres églises et communautés, » a dit pasteur Maldonado.

Le pasteur David Maldonado, directeur du ministère des besoins spéciaux pour l’Église adventiste dans le Nord du Mexique et principal organisateur de l’atelier, parle aux délégués de leur rôle important dans la proclamation de l’évangile aux sourds là où ils se trouvent. Photo : Union Nord Mexicaine

Selon les statistiques nationales (recensement de 2010), il y a plus de 680000 malentendants et 9000 sourds au Mexique, soit environ 12,1% de la population.

Équipe d’interprètes

« Ce plan est vraiment important car nous avons besoin d’une équipe d’interprètes qui soient en mesure de nous aider auprès de cette grande population de sourds que nous n’avons pas encore pu toucher, » a déclaré pasteur Maldonado. L’Église adventiste dans le Nord du Mexique compte 169 membres d’église qui ont été identifiés comme sourds et le plan est de continuer à proposer des formations et des outils pour enseigner et former l’église en général, par exemple les diacres et les diaconesses, et les clubs d’église comme les éclaireurs, de telle sorte que l’église puisse être préparée à recevoir et à inclure les nouveaux membres qui sont sourds, dans la vie de l’église, a expliqué pasteur Maldonado.

L’atelier a regroupé les interprètes dans trois niveaux, du niveau basique au niveau avancé. Des stratégies ont été définies pour fournir un plan de formation pour chaque niveau comprenant deux ateliers par an pour le niveau avancé, y compris une formation en ligne une fois par semaine, le dimanche. Le groupe intermédiaire assistera à des ateliers régionaux pour progresser vers le groupe du niveau avancé et aider ceux qui se trouvent au niveau basique, a expliqué David Maldonado.

Le programme de formation, qui a duré six jours, a permis d’examiner l’utilisation des signes et l’utilisation de la langue des signes, les phrases et les mots ambigus, les expressions et les idiomes appropriés, les proverbes et les paraboles bibliques. Les interprètes ont pris part à des sessions d’exercice de groupe et ont pris le temps d’échanger leurs expériences.

Daniel Vergara était vraiment reconnaissant et extatique d’avoir appris autant de mots en langue des signes. Daniel Vergara aide un groupe de malentendants à Guasave, dans l’état du Sinaloa, dans le Nord du Mexique. Il faisait partie du groupe de niveau basique lors du programme. « J’ai vraiment beaucoup appris avec cette formation. Il me fallait venir pour voir comment je pouvais mieux aider nos frères et sœurs sourds dans mon pays, » a dit Daniel Vergara.

Les délégués participent à la prière pendant le culte du sabbat 27 juillet à l’église adventiste 27 de Febrero à Villahermosa. Photo : Union Nord-Mexicaine

À seulement 15 ans, Estrella Ramírez a intégré le groupe intermédiaire d’interprètes. Elle étudie à l’école préparatoire de l’Université de Montemorelos et interprète en langue des signes lors du service religieux de l’université le sabbat. « Je veux être une interprète pour les sourds pour le reste de ma vie, » a-t-elle déclaré. Estrella Ramírez a remercié les instructeurs et ceux du groupe des interprètes de niveau avancé, d’avoir corrigé certaines de ses expressions en langue des signes et de lui avoir appris à se perfectionner.

Faciliter plus de formation

L’objectif est de consolider et de faciliter davantage de formation pour les interprètes dévoués tels que Daniel Vergara et Estrella Ramírez, a déclaré pasteur Maldonado.

Jusqu’à présent, l’église dans le Nord du Mexique a organisé et soutenu un congrès national adventiste annuel pour les sourds au cours des trois dernières années. De plus, les interprètes ont été invités à prendre part aux rencontres exécutives de l’union afin de contribuer à la prise de décisions et à des initiatives visant à toucher les sourds et les personnes ayant des besoins spéciaux sur le territoire de l’église.

Dans son message spécial adressé aux interprètes en formation, pasteur Arturo King, président de l’Église adventiste dans le Nord du Mexique, les a félicités et les a remerciés pour leur engagement à atteindre les malentendants et les personnes ayant des besoins spéciaux.

« Quelle joie de savoir qu’il y a des membres qui souhaitent tendre leurs bras de compassion et d’amour vers les personnes qui n’ont pas le privilège de pouvoir entendre, mais qui ont le privilège de découvrir l’amour du Christ à travers ses sujets, a dit Arturo king. « Nous sommes vraiment reconnaissants parce qu’il a mis dans votre cœur de partager la bonne nouvelle du salut avec ce segment de la population qui a besoin de notre soutien et de notre attention. »

Les délégués au programme reçoivent leur certificat après avoir suivi l’atelier de formation à Villahermosa, dans l’état de Tabasco. Photo : Union Nord Mexicaine

Se développer pour atteindre plus

Pasteur King a encouragé le groupe à continuer de motiver les autres membres d’église dans leurs églises, mais aussi à tendre leurs bras et à amener d’autres personnes aux pieds de Jésus.

Dans moins de deux mois, en octobre, plus de 300 personnes malentendantes, interprètes et dirigeants d’église devraient participer au quatrième congrès national annuel pour les sourds.

« Dieu nous donne le privilège de travailler ensemble, sans frontières, comme une seule église, parce que nous partageons la même Langue des Signes Mexicaine, » a dit pasteur Maldonado en s’adressant aux délégués. « Cette unité, associée à l’engagement renouvelé d’évangéliser la communauté des sourds, nous prépare à recevoir ‘la pluie de l’arrière-saison du Saint-Esprit’ qui nous aidera à accomplir cette mission. »

Les dirigeants de l’église se sont engagés à fournir davantage de ressources, telles que des leçons de l’école du sabbat, des hymnes et des études bibliques, aux interprètes. En outre, des ressources seront mises à disposition pour sensibiliser davantage les gens aux malentendants et à leurs besoins dans les églises, entre autres.

Des plans sont en cours pour la tenue d’un troisième atelier national d’interprètes adventistes à Puebla, au Mexique, l’année prochaine.

Pour en savoir plus sur les initiatives et activités du ministère des sourds et des besoins spéciaux dans le Nord du Mexique, visitez le site
adventistasumn.org

Helena Corona a contribué à ce reportage.

Traduction: Patrick Luciathe

Qui peut trouver une avocate honnête et humble ?

27 Août 2019 | Nassau, les Bahamas | Tavia Dunn, pour Adventist Review

Tavia Dunn, avocate adventiste du septième jour et conférencière en droit originaire de la Jamaïque, a présenté l’exposé suivant en séance plénière lors de la convention annuelle des Adventistes Laïcs des Services et Industries d’Inter-Amérique (ASi-DIA) à Nassau, aux Bahamas, les 23 août 2019. Le texte a été édité pour plus de clarté mais conserve les éléments de sa présentation orale. —Les éditeurs

Quand j’ai dit à ma grand-mère que je voulais faire carrière en tant qu’avocate, la conversation ne s’est pas déroulée comme je l’avais prévu. Je m’attendais à ce qu’elle me serre dans ses bras et rayonne de fierté. Mais ma grand-mère a commencé à pleurer. Je voyais bien qu’elle était déçue. Elle a répondu avec quelques mots de Jésus : « Malheur à vous, docteurs de la loi! parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient. » (Luc 11 : 52). Bien entendu, les docteurs de la loi dont Jésus parlait étaient les chefs religieux de l’époque, qui, pour maintenir leurs rôles de dirigeants, transformaient la foi en légalisme.

Cependant, lorsque le moment est arrivé pour moi de quitter la maison pour aller à la faculté de droit, ma grand-mère m’a appelée et m’a dit : « Eh bien, mon enfant, si c’est ce que le Seigneur t’appelle à faire, alors qu’il en soit ainsi. Mais rappelle-toi toujours ‘de pratiquer la justice, d’aimer la miséricorde, et de marcher humblement avec ton Dieu.’ (Michée 6 : 8). » Au fil des ans, ces paroles ont été une lumière qui m’a guidée.

Plaider et juger avec justice

Dans Esaïe 1:17, nous sommes appelés à « rechercher la justice, protéger l’opprimé; faire droit à l’orphelin, défendre la veuve. » Et Proverbes 31: 8, 9 dit : « Ouvre ta bouche pour le muet, Pour la cause de tous les délaissés. Ouvre ta bouche, juge avec justice, et défends le malheureux et l’indigent. » Ces versets expriment ce que, en tant qu’avocats, nous sommes appelés à faire.

Un groupe de participants écoute la présentation de Tavia Dunn le 23 août. « Un état d’esprit marqué par la mission couvre tous les domaines de la pratique du droit. Même dans le travail juridique le plus ennuyeux, on retrouve une personne qui a un besoin, » a déclaré Tavia Dunn. Photo: Nigel Coke / DIA

Nous avons une relation spécifique avec la justice parce que nous sommes des agents des tribunaux. En tant que tels, nous sommes tenus de rechercher la justice et de corriger l’oppression. Nous parlons effectivement pour nos clients et nous défendons les droits de tous.
Pour les pays du Commonwealth de la Caraïbe, le code de déontologie professionnelle auquel tous les avocats sont astreints, est en phase avec les directives scripturaires. Lorsque nous intégrons le barreau, nous devons prêter le serment des avocats, qui comprend l’obligation de « nous rabaisser dans notre fonction. »
Le mot rabaisser est utilisé plutôt avec une connotation négative. Il est considéré comme signifiant « mettre à un niveau inférieur en parlant du caractère, du statut et de la réputation. » Cependant, un sens moins connu du terme est « rendre humble. » Certains diront que, de la même manière qu’il n’existe pas d’avocat honnête, il n’existe pas non plus d’avocat humble. Mais en tant que chrétiens, nous sommes appelés à marcher humblement avec Dieu, donc en tant qu’avocats, nous avons un double devoir.

notre Champ Missionnaire

Une des grandes bénédictions qui accompagne le fait d’être avocat, est la possibilité de partager notre temps et nos connaissances. Il est facile de ne pas considérer les avocats comme étant dans le champ missionnaire au sens traditionnel du terme. L’opinion qui prévaut depuis bien longtemps est, qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous devons nous rendre dans le champ missionnaire. Nous chantons « Aller au loin, sur la montagne. » Mais la dernière strophe de cet hymne commence par « Alors, j’irai dans des missions de miséricorde. »

En tant qu’avocats intervenant dans des situations de litiges, nous avons un appel unique car le champ missionnaire vient à nous et nous embauche. Nous rencontrons les gens lorsqu’ils sont au plus bas – ils sont stressés et inquiets. Un avocat peut être décrit comme un guérisseur des conflits humains, un professionnel à qui les clients apportent leurs échecs et leurs luttes interpersonnelles, ils ont besoin d’aide, ils cherchent désespérément une direction et espèrent peut-être même des mesures pour remédier à la situation.
Avec les frustrations quotidiennes que l’on retrouve dans l’exercice de notre fonction, nous pouvons perdre de vue notre rôle missionnaire. Il y a aussi l’aspect compétition, le désir de gagner, d’avoir raison, d’avoir le contrôle sur le résultat et de prouver ses capacités et ses compétences juridiques. La profession peut enlever nos yeux du fait que notre appel va au-delà de la profession juridique.

Un État d’Esprit Missionnaire

Un état d’esprit missionnaire couvre tous les domaines dans la pratique du droit. Même dans le travail juridique le plus ennuyeux, on retrouve une personne qui a un besoin, de la plus grande transaction d’entreprise au plus petit vol, en passant par la rédaction d’un testament, ou d’un cas d’insolvabilité ou de contentieux complexes.

Dans l’exercice de notre fonction, il y a constamment des interactions avec des personnes qui observent comment nous réagissons aux crises quotidiennes. Ces interactions peuvent prendre n’importe quelle forme, mais au fond, il y a des âmes humaines.

Le Christ cherche à nous utiliser dans ces moments pour lancer son appel aux personnes avec lesquelles nous interagissons. C’est dans les moments difficiles, importants ou mineurs, que nous montrons le mieux Christ en nous. Comment réagissons-nous face à l’avocat adverse qui a été condescendant, à un appel téléphonique d’un client difficile ou à une autre situation d’urgence dans une journée déjà remplie ? Si nous ajustons notre emphase et considérons notre travail quotidien comme un appel, alors nous pourrons trouver dans l’exercice de notre fonction, de la valeur et un sens qui transcendent les récompenses matérielles.

Le Minimum Requis ?

La parabole du Bon Samaritain commence avec un docteur de la loi qui voulait savoir ce qu’il fallait faire pour hériter la vie éternelle. Jésus a répondu : « Aime le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même. » Mais cela n’était pas assez spécifique pour le docteur de la loi.

En tant qu’avocats, « le diable est dans les détails. » Nous voulons des détails ; rien n’est trop insignifiant. La prochain equestion du docteur de la loi est donc : « Qui est mon prochain ? » Il pensait probablement que la déclaration « aime ton prochain » n’était pas bien définie et un peu trop large, et englobant trop de choses. » Le docteur de la loi cherchait une clarification.

C’est ce que nous vivons quotidiennement. Nous sommes formés et payés pour comprendre les normes juridiques, puis nous essayons souvent de déterminer le minimum requis pour respecter ces normes. C’est ce que faisait le docteur de la loi dans la parabole du Bon Samaritain.

La question, comme dans une bonne technique de contre-interrogatoire, était une tentative pleine d’espoir d’amener Jésus à lui dire le strict minimum qu’il aurait à faire, tout en étant certain d’hériter la vie éternelle. En reconnaissant les intentions du docteur de la loi, Jésus a répondu par la célèbre parabole. À la fin de l’histoire, Jésus avait élargi plutôt que limité la portée de sa précédente réponse.

Dans le même ordre d’idées, notre responsabilité en tant qu’avocats chrétiens est d’être prêts à utiliser et à donner notre talent – notre savoir en tant qu’avocats – et à donner tout ce que nous avons pour accomplir ce que Dieu nous a confié comme mandat.

Aimer ceux qui nous entourent n’est pas toujours facile. Cela implique de passer du temps avec les gens, de les aider, de partager notre vie avec eux – en fait de les aimer comme Dieu nous aime. Nous pouvons être occupés chaque jour à faire apparemment de grandes choses. Cependant, ce sont les choses simples de la vie qui peuvent faire la plus grande différence : une oreille attentive, nos prières, donner des conseils juridiques, peuvent avoir une très grande importance. Grâce à cette forme de service, nous aussi, nous pouvons aider à rétablir la valeur des personnes, et c’est une façon d’aimer notre prochain, de pratiquer la justice, d’aimer la miséricorde et de marcher humblement devant Dieu.

Refléter Jésus

En tant qu’avocats, nous ne sommes pas connus pour être des personnes ayant de la retenue dans leurs expressions, mais pour lancer un appel pour Christ dans nos carrières et pour conduire d’autres personnes à lui, nous devons utiliser un discours aimable. Des mots bien choisis, et parfois un silence bien choisi, peuvent contribuer à nous définir dans ce métier.

C’est instinctif de vouloir répondre immédiatement à un courriel inexact ou de se lancer dans un duel verbal au téléphone concernant mon opinion sur une affaire. Mais nous devons nous rappeler que l’intérêt du client n’est pas préservé par ces réactions irréfléchies, et Christ non plus n’est pas glorifié par ce type de tirade.

En tant que chrétiens, nous devons garder à l’esprit l’éternité. Si nous abordons nos affaires en regardant à travers l’optique de l’éternité, nos clients sont des âmes éternelles qui existeront bien au-delà non seulement du jugement dans une affaire dont nous nous occupons, mais également du jugement final de ce monde.

Dans le cadre de notre témoignage, nous devons avoir pour pratique de dire la vérité au client. La vérité est que chaque cas inclut un certain nombre de facteurs qui influencent l’issue. En tant qu’avocats, nous pouvons participer, préparer, répondre, recommander et conseiller, mais nous ne devrions pas manipuler ces facteurs pour obtenir le résultat parfait pour un tarif parfait.

Chaque cas est lié à des faits qu’il faut découvrir et éprouver. La vérité est là, et à un moment donné, elle apparaitra au grand jour. Cependant, il faut du temps et des efforts pour la trouver, et l’injustice existe aussi. En tant qu’avocats chrétiens, nous sommes encouragés à rechercher avec diligence la vérité, à étudier la loi et à prier pour la justice que Dieu promet.

La Restauration Ultime

L’exercice du droit peut parfois vous submerger, être frustrante et monotone. Nous sommes appelés à résoudre des problèmes que nous n’avons certainement pas créés, et qui auraient pu être évités si nous avions été consultés auparavant. Certains problèmes peuvent être résolus dans le cadre du système juridique, d’autres non. Efforçons-nous, à travers nos actions, nos attitudes et nos paroles, de diriger les regards vers Celui qui peut restaurer les vies de l’intérieur. Nous aurons alors manifesté un esprit de service et été de véritables ambassadeurs de Dieu. Cela constituera certainement le plus important témoignage.

Traduction: Patrick Luciathe