En Allemagne, les adventistes célèbrent 100 ans de ministère auprès des malentendants.

Le 30 août 2019 | Hambrug, Allemagne | Adventistischer Pressedienstet Adventist Review

Le 3 août dernier, à l’Adventhaus Grindelberg d’Hambourg, la communauté malentendante adventiste allemande a célébré 100 ans de ministère organisé. L’événement commémoratif avait pour thème « Vivez-vous toujours avec Jésus? »

Des débuts à Brême

Le 11 avril 1919, Margarete Heine (plus tard devenue Puich) a été baptisée au sien d’une église adventiste du septième jour de Brême. Et c’est avec elle que la mission auprès des adventistes malentendants a été lancée au pays.

N’étant pas elle-même sourde, Mme Heine est née en 1894 de parents sourds. Pour communiquer avec eux et en tant qu’aînée de six enfants, elle a dû apprendre très jeune le langage des signes. Puis, à 24 ans, un membre d’église lui a fait découvrir la foi adventiste. Elle prenait alors soin de la famille Pohl et de ses deux enfants sourds, Else et Hilda, et a partagé avec eux sa foi. En janvier 1920, Mme Pohl a été la première personne sourde à être baptisée et acceptée au sein de l’église adventiste du septième jour de Brême.

À 26 ans, Mme Heine a fait la rencontre du Berlinois Carl Puich, un homme sourd, socialiste et athée. Ses croyances ont toutefois rapidement changé, car dès décembre 1920, il a été enseveli sous les eaux du baptême. Quatre jours plus tard, Carl et Margarete se sont joints l’un à l’autre lors d’un mariage célébré en langage des signes par le pasteur adventiste Müller, de Magdebourg.

M. Puich est ensuite devenu le premier évangéliste adventiste sourd d’Allemagne. En 1921, il a commencé à étudier la Bible avec des gens sourds pendant que sa femme traduisait, tous les sabbats, les discussions sur la Bible et les prédications lors du culte d’adoration.

À 35 ans, Margarete a été assermentée comme interprète du langage des signes devant les tribunaux. Et ses activités d’interprétation ne se limitaient pas à la ville de Brême. On l’appelait aussi à assister médecins et autorités. Pendant plus de 50 ans, elle a travaillé sans relâche au service des personnes malentendantes. Carl est mort en 1966 et sa femme en 1982.

Des services adventistes pour les malentendants

D’après Gerd Wildemann, directeur des ministères auprès de personnes aux besoins particuliers en Allemagne, des services adventistes aux malentendants sont actuellement offerts notamment en Allemagne, en Argentine, en Australie, au Brésil, au Canada, en France, en Espagne, aux États-Unis, en Italie, en Grande-Bretagne, au Kenya, au Mexique, aux Philippines, en République tchèque, en Russie et en Ukraine. « [Notre célébration] était importante, parce que nous, communauté d’adventistes malentendants d’Allemagne, avons une longue histoire à contempler. Avec des événements comme la célébration du centième anniversaire à Hambourg, nous avons attiré l’attention sur la situation des malentendants dans notre Église et affermi leur foi. » Les pasteurs malentendants Douglas da Silva du Brésil et Jeff Jordan des États-Unis faisaient partie des invités.

M. Wildemann a remercié Dieu pour sa protection du passé, les possibilités du présent et les encouragements relatifs à l’avenir.

« Nous remercions particulièrement nos dirigeants de l’Église mondiale pour leur soutien et nos invités malentendants pour leur encouragement et leurs instructions spirituelles. »

La célébration centenaire, qui a accueilli plus de 50 personnes malentendantes, a été précédée d’une semaine sur la Bible pour malentendants à laquelle 43 personnes ont participé, dont 33 étaient malentendants.

Le coordonnateur des ministères auprès des personnes aux besoins particuliers de la Division intereuropéenne, Corrado Cozzi, a parlé de l’événement commémoratif comme d’un moment fort pour les adventistes malentendants d’Allemagne et de partout dans le monde.

« Cet événement remplit de joie nos amis malentendants allemands, mais aussi toutes les autres communautés d’adventistes malentendants d’Europe qui suivent les pas de ces pionniers », a dit M. Cozzi.

La version originale de cet article en anglais a d’abord été présentée sur le site de nouvelles de la Division intereuropéenne.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

L’Église adventiste travaille à clarifier sa position sur l’avortement

Un groupe composé de divers experts médicaux, de théologiens, d’administrateurs et d’éthiciens des établissements sanitaires, tous adventistes du septième jour, est actuellement engagé dans une démarche visant à clarifier la position officielle de l’Église sur la question controversée de l’avortement.

La dénomination a publié, pour la dernière fois dans un document datant de 1992des recommandations, mais pas de déclaration officielle sur l’avortement.

Il y a deux ans, l’Institut de Recherche Biblique de la Conférence Générale (BRI), qui propose des éclairages bibliques et théologiques à l’église sur de nombreuses questions, a été chargé de préparer une déclaration reflétant les principes scripturaires relatifs à la discussion sur l’avortement.

Le comité d’éthique de la BRI a élaboré plusieurs esquisses d’un projet de document qui fait l’objet d’un dialogue permanent avec le département des Ministères de la Santé de l’Église adventiste et le Comité de Bioéthique de la Conférence Générale. Le Comité de Bioéthique comprend des représentants des centres hospitaliers universitaires et des réseaux médicaux de l’église, ainsi que des administrateurs et des praticiens indépendants venus d’institutions sanitaires adventiste.

Suite à une décision datant du 27 août, le Comité Administratif de la Conférence Générale (ADCOM) a créé un Groupe de Travail chargé de poursuivre l’élaboration de la déclaration sur l’avortement. Le groupe de 26 membres comprend des représentants des Ministères de la Santé, des Ministères de la Femme, des Ministères de la Famille, des Ministères de l’Éducation, des Ministères de l’Enfance, de la Fondation Ellen G. White, de l’Institut de Recherche Biblique, des Ministères de l’Aumônerie Adventiste, du Bureau de l’Avocat Général, des Affaires Publiques, de l’administration principale, et du Département de la Communication de la Conférence Générale, et de Adventist Review.

Présidé par le vice-président de la Conférence Générale, Artur Stele, le comité comprend 23 membres de pays autres que les États-Unis, dont l’Argentine, le Mexique, le Brésil, l’Afrique du Sud, la Russie, la Finlande, la Norvège, la Jamaïque, le Sénégal, le Ghana, le Canada, Singapour, l’Australie, l’Ile Maurice, l’Allemagne et le Chili. Six membres sont des femmes ; trois d’entre elles font partie du Comité de Rédaction de la déclaration.

« Le processus de rédaction de toute ébauche de déclaration de l’église doit inclure une représentation de tous les segments de l’église, » a dit Artur Stele. « Cette déclaration importante implique la participation de théologiens, de médecins et de cliniciens, d’administrateurs d’établissements sanitaires, d’administrateurs de l’église, et d’hommes aussi bien que de femmes. »

Artur Stele a ensuite clarifié le rôle du Groupe de Travail. « Le comité a été chargé d’étudier l’ébauche produite par le comité d’éthique du BRI, ainsi que les recommandations de 1992, » a-t-il expliqué. « En outre, le comité doit étudier et considérer les contributions et les réactions émanant de diverses sources, y compris du Comité de Bioéthique de la Conférence Générale. »

Citant le Cahier des Charges du Comité, Artur Stele a souligné que la troisième responsabilité du groupe était de « préparer l’ébauche d’une déclaration unifiée qui sera clairement basée sur des principes bibliques qui soulignent le caractère sacré de la vie et reconnaissent les cas et anomalies exceptionnellement difficiles auxquels les femmes peuvent faire face. »

L’objectif annoncé est de présenter un document au Comité Exécutif de la Conférence Générale, qui se réunira pour son Concile Annuel à Silver Spring du 9 au 16 octobre. Un rythme accéléré des comités de rédaction et des discussions plus larges de l’ensemble du Groupe de Travail sont prévus entre maintenant et une réunion de l’ADCOM qui doit avoir lieu le 1er octobre. Le Comité Administratif examinera le document proposé et décidera de le recommander ou non à la session du Concile Annuel.

« C’est un sujet extrêmement sensible, » a déclaré Peter Landless, directeur des ministères de la santé de l’Église adventiste du septième jour. « Ma prière est que le résultat des délibérations affecte positivement et consolide l’œuvre et la mise en pratique de notre mission dans tous les domaines. »

Le directeur du BRI, Elias Brasil de Souza, partage cet avis : « J’espère que ce processus aidera les membres d’église et la communauté adventiste à savoir quelle est la position de l’église sur un sujet aussi crucial. Il est important pour le processus, que les résultats reflètent la fidélité à l’Écriture. »

Après la révision d’une ébauche de document de travail par le comité composé de 26 membres lors de sa réunion du 4 septembre, un groupe plus important de plus de 30 personnes comprenant des représentants des cinq réseaux de santé de l’Église en Amérique du Nord, des membres du Comité de Bioéthique de la Conférence Générale et des spécialistes venus des centres hospitaliers universitaires de la dénomination, sera invité à participer à une discussion majeure à la mi-septembre.

Des rencontres supplémentaires du Comité de Rédaction et du Groupe de Travail au complet auront également lieu au cours de la deuxième quinzaine du mois de septembre pour intégrer les idées et les conseils reçus de toutes les parties participant à la discussion.

« En tant que professionnel de la santé comprenant l’impact de ces déclarations sur la vie de vraies personnes qui sont aux prises avec des décisions difficiles, je suis encouragé par le processus que nous avons entamé, » a déclaré Katia Reinert, directrice adjointe des Ministères de la Santé, et membre du Groupe de Travail et du Comité de Rédaction. Elle conclut en disant : « Je suis confiante dans le fait que nous aurons une déclaration qui apportera un éclairage biblique et pratique pour les futures directives, en tenant compte du besoin de guérison et de plénitude des individus et des familles vivant dans un monde déchu. »

Traduction: Patrick Luciathe

“Le lieu de travail est le nouveau champ pour l’évangélisation”

29 Août 2019 | Nassau, les Bahamas | Marcos Paseggi pour le pôle Actualités de la Division Inter Américaine

« Le lieu de travail est le nouveau champ d’évangélisation, » a déclaré pasteur Andrew Harewood lors de sa présentation en séance plénière le 22 aout 2019, durant la convention annuelle des Adventistes Laïcs des Services et Industries de l’Inter-Amérique (ASi-DIA) organisée cette année à Nassau, aux Bahamas. Pasteur Harewood, spécialiste en développement personnel, conseiller en relation d’aide, et aumônier de l’armée aux États-Unis, a déclaré aux membres et aux dirigeants de l’Église adventiste du septième jour que cette nouvelle réalité devrait influencer tout ce qu’ils font, du culte à l’action missionnaire en passant par les efforts d’évangélisation.

« Pour être un leader au 21ème siècle, il est essentiel de comprendre ce que le leadership contemporain implique, » a déclaré pasteur Harewood. « La clé est d’apprendre à servir de mentor aujourd’hui pour un leadership qui veut voir plus loin que juste demain. »

Comprendre le fonctionnement des organisations

Andrew Harewood a déclaré que l’un des éléments essentiels au succès des dirigeants est la compréhension du fonctionnement des organisations. Citant Peter Drucker, consultant en management et éducateur, pasteur Harewood a expliqué que « seules trois choses se produisent naturellement dans les organisations : les frictions, la confusion, et faire moins que ce dont on est capable. Tout le reste requiert du leadership. » C’est la raison pour laquelle, selon Peter Drucker et d’autres, les dirigeants devraient adopter une démarche intentionnelle dans ce qu’ils veulent réaliser.

En tant qu’organisation confessionnelle, l’Église adventiste du septième jour s’inscrit également dans cette dynamique, a dit pasteur Harewood. « Mais pourquoi cette notion de leadership est-elle importante pour toute organisation, y compris l’Église adventiste du septième jour ? » a demandé Andrew Harewood. Citant l’auteur Patrick Lencioni, il a expliqué : « Si vous pouviez amener tous les membres d’une organisation quelconque à ramer dans la même direction, vous pourriez dominer n’importe quelle industrie, n’importe quel marché, contre toute concurrence, à tout moment. »

Pasteur Harewood a expliqué que parvenir à atteindre la grandeur au sein d’une organisation implique au moins quatre caractéristiques, à savoir une performance supérieure soutenue, des membres loyaux, des membres engagés, et une contribution distinctive. « C’est ce qui fait qu’une bonne organisation devient une grande organisation, » a-t-il déclaré.

Le rôle des leaders

Pour que toute église ou toute initiative dirigée par des laïcs ait du succès, nous ne devrions jamais sous-estimer le rôle joué par les grands leaders, a indiqué pasteur Harewood. Il a défini les grands leaders comme des personnes qui inspirent la confiance, clarifient les objectifs, s’assurent que les différents systèmes vont dans la même direction, et permettent aux talents de s’exprimer. « Les grands leaders comprennent que le leadership c’est l’action, et non une position, » a-t-il rappelé.

Les grands leaders respectent également ce que pasteur Harewood a appelé « les dix commandements du leadership. » Entre autres, il a mentionné les efforts faits par les dirigeants pour valoriser plutôt que rabaisser, le fait de communiquer clairement et par l’exemple, le fait de considérer la position comme une responsabilité, et non comme un privilège, et le fait d’être compétent et suffisamment confiant pour prendre des risques. Citant l’auteur Stephen Covey, pasteur Harewood a appelé son auditoire à se rappeler que « le leadership, c’est communiquer aux personnes leur valeur et leur potentiel de manière si claire qu’ils en viennent à le discerner en eux-mêmes. »

Un changement de centre d’intérêt

Dans le même temps, pasteur Harewood a rappelé que, pour que les initiatives d’action missionnaire menées par les adventistes aient du succès, il est essentiel que les dirigeants soient au courant des tendances sociales actuelles. « Rappelez-vous que, en particulier pour les jeunes, le centre d’attention sociétal est passé d’une approche centrée sur l’église à quelque chose de fondamentalement différent, » a-t-il dit.

C’est une différence qui produit des changements substantiels dans le comportement des gens, a déclaré pasteur Harewood. « Toutes les enquêtes sérieuses sur le sujet montrent que pour les nouvelles générations, la spiritualité est plus importante que la religion [organisée]. Beaucoup de jeunes ont grandi dans l’église mais ne fréquentent jamais une église, » a-t-il expliqué. «. La vérité est qu’aujourd’hui, vous pouvez former des leaders sur votre lieu de travail beaucoup plus rapidement que des dirigeants ne peuvent le faire. »

Le contexte sociétal dans lequel on fonctionne est en train lui-même de changer, a expliqué pasteur Harewood. « Historiquement, il est passé de civilisation nomade à une civilisation de l’irrigation et maintenant à une civilisation de la connaissance, » a-t-il déclaré. Ainsi, a-t-il expliqué, le contexte sociétal actuel montre que les gens sont passés d’une démarche visant à chercher une communauté dans leur village à celle à travers laquelle ils la voient sur leur lieu de travail.

Implications pour l’église

Selon pasteur Harewood, c’est quelque chose qui constitue un défi pour l’action missionnaire de l’église. « À mesure que disparaît cette connexion religieuse centrée sur le village, l’église doit trouver des moyens de nourrir cette connexion religieuse sur le lieu de travail, » a dit pasteur Harewood.

Pasteur Harewood a souligné qu’il s’agissait avant tout d’adapter nos méthodes pour connecter les gens à une communauté religieuse. « Le lieu de travail peut être ce lieu où le sacré et le non religieux se croisent, » a-t-il dit, « un lieu qui devient un terrain spirituel et où notre identité chrétienne est définie et discutée. Le lieu de travail est vraiment le nouveau champ d’évangélisation. »

Traduction: Patrick Luciathe

L’Amérique du Nord s’attaque directement au vieillissement de la population pastorale

Le dernier jour du Camporée International des Éclaireurs 2019 dont le thème était « Choisi, » et qui s’est déroulé à Oshkosh, dans le Wisconsin, les Éclaireurs désireux de devenir pasteurs ont eu l’opportunité de côtoyer les dirigeants d’église de la Division Nord-Américaine (NAD) pour en savoir plus sur la poursuite d’une carrière dans ministère pastoral.

Le programme social autour d’une crème glacée, a été l’occasion de lancer NextGen, une initiative de l’Association Pastorale de la NAD, qui cherche à s’attaquer à cette prévision indiquant le faible nombre de pasteurs qui seront en mesure d’exercer le ministère dans toute la division au cours de la prochaine décennie, au moment où les pasteurs actuellement en activité partiront à la retraite.

« La moyenne d’âge d’un pasteur [dans la région] est d’environ 55 ans, et la génération des baby-boomers est sur le point de prendre sa retraite, » a déclaré Ivan Williams, directeur de l’Association Pastorale de la NAD. « Nous recrutons car, au cours des sept à dix prochaines années, deux mille cinq cents pasteurs sur les quatre mille trois cents que compte la division seront en âge de partir à la retraite. »

« Nous voulons que les jeunes envisagent de se voir transmettre le flambeau, » a déclaré Ivan Williams. « Dieu m’a appelé quand j’avais 13 ans et j’ai suivi ce parcours pour devenir pasteur. Les gens qui réussissent dans la vie ont le sens de l’appel alors qu’ils sont encore jeunes. Je pense qu’il s’agit d’être fidèle et que Dieu bénira en accordant le succès. Tout au long de notre histoire, nous voyons une série de personnes que Dieu a utilisées quand elles étaient très jeunes. »

Byron Dulan, vice-président pour les affaires régionales dans l’Union de Fédérations du Pacifique Nord, embrasse Ashley Castro, une éclaireuse de la Fédération de l’Oregon, après qu’elle ait partagé son désir de devenir pasteure. Photo : Mylon Medley, Actualités Division Nord-Américaine

Donna Jackson, directrice adjointe de l’Association Pastorale de la NAD, qui est également l’organisatrice du programme social, a déclaré que l’objectif général de la rencontre était d’encourager les Éclaireurs qui ont déjà ressenti l’appel de Dieu.

« Je suis surprise par le nombre de jeunes qui avaient déjà cet objectif en tête, » a dit Donna Jackson. « La dernière chose que nous voulons faire est de mettre la pression sur les jeunes parce que Dieu ne les appelle peut-être pas à aller dans ce sens. Dieu est celui qui appelle. Nous sommes ici pour soutenir ce que Dieu fait déjà. »

En prévision de ce programme, Donna Jackson a invité tous les administrateurs de fédération et d’union à être représentés. La réponse des 150 dirigeants qui ont promis leur soutien et leur présence a été extrêmement positive, a-t-elle déclaré.

« Nous voulions que les jeunes puissent regarder dans les yeux de leurs dirigeants et constater l’attention personnelle dont ils font preuve. Les administrateurs participent à des comités tout le temps, et traitent des problèmes les plus difficiles de l’église. Ils ont des expériences joyeuses, mais il n’est pas facile d’avoir cette touche personnelle, » a déclaré Donna Jackson. « Nous avons pensé que ce serait une bonne chose pour les deux groupes, mais surtout pour les jeunes, de savoir que leurs dirigeants sont accessibles et qu’ils leur accorderont leur attention. »

William « Bill » Winston, président de la Fédération de l’Atlantique Sud, participe au recrutement pastoral depuis des années et a constaté le déclin de ses propres yeux. Il se souvient de l’époque où il y avait entre 40 et 50 étudiants en théologie qui sortaient d’une école comme l’Université d’Oakwood. En 2018, une enquête auprès d’étudiants de première année en théologie dans des écoles adventistes de la division, a révélé que la classe la plus nombreuse était composée de 15 étudiants.

« Je suis ici parce que je dois faire ma part pour aider à encourager les jeunes, » a déclaré William Winston. « Je suis à la fin de ma carrière pastorale et je vois les défis du recrutement et de la recherche de personnes dévouées au ministère évangélique. Nous sommes presque en mode de crise. Nous devons commencer beaucoup plus tôt que nous ne le faisons habituellement. Il nous faut identifier des personnes et les impliquer dans l’église maintenant. »

Un Sentiment Spécial

Environ 1000 jeunes ont assisté au programme social et ont partagé des témoignages sur les raisons pour lesquelles ils voulaient devenir pasteurs. Samuel Castro et Belinda Rodriguez, mari et femme formant un couple pastoral en charge de trois églises dans la Fédération de l’Oregon, ont accompagné leur fille Ashley, âgée de 16 ans, au programme social. Elle a rappelé le moment exact où elle a ressenti l’appel de Dieu.

Lors du Camporée International des Éclaireurs 2019 qui s’est tenu à Oshkosh, dans le Wisconsin, aux États-Unis, un participant au programme social NextGen Ice Cream discute avec un dirigeant d’église. Photo : Mylon Medley, Division Nord-Américaine

« Nous avions un service de communion dans mon église et ma mère dirigeait le service. Tout à coup, j’ai commencé à pleurer. Je me suis repliée sur moi-même, a dit Ashley Castro. « Ma mère m’a demandé : ‘Est-ce que ça va ?’ quand elle est descendue. Et j’ai répondu : ‘Je veux vraiment le faire. Je veux être pasteure.’ C’était cette drôle de petite sensation dans ma poitrine ; Je voulais juste aider. »

Ashley avait 15 ans à l’époque. Elle avait déjà démontré sa passion pour le service en aidant les enfants et en dirigeant un ministère de la musique.

« Nous avons toutes les deux juste pleuré ensemble, » a dit Belinda Rodriguez. « Je pense que cela va être un chemin formidable pour elle. Pour nous en tant que parents, c’est la plus grande expérience pour nous de la voir suivre nos pas. »

Belinda Rodriguez est ravie de pouvoir aider sa fille à comprendre son appel intervenu à un si jeune âge, une opportunité à laquelle elle n’a pas eu accès au moment où elle-même a accepté l’appel.

« [Ashley] est pleine d’énergie. Je pense qu’elle est de plus en plus convaincue de son appel. C’est une bénédiction pour nous de pouvoir exercer le ministère ensemble en tant que famille, » a dit Belinda Rodriguez.

L’Avenir

Les organisateurs ont dit qu’ils espéraient que le programme social autour de crèmes glacées avait inspiré leurs collègues dirigeants d’église à utiliser ce modèle et à organiser des programmes similaires sur leurs territoires. Lors de la déclaration de clôture, le président de la NAD, Dan Jackson, a déclaré aux participants que ce modèle devrait être suivi chaque été lors des camp meetings.

De plus, l’Association Pastorale de la NAD a mis en place un comité chargé d’aider le mouvement NextGen à maintenir cet élan.

« Le comité est composé de pasteurs des jeunes, de laïcs, d’Éclaireurs et de dirigeants d’église à tous les niveaux, » a indiqué Ivan Williams. « Nous allons donner plus de détails lors de la convention pastorale de l’année prochaine dont le thème sera APPELÉ

L’équipe pastorale a recueilli les coordonnées de tous les participants à Oshkosh ayant exprimé leur désir de devenir pasteurs.

« Nous voulons rester en contact avec eux au fil des années, » a déclaré Ivan Williams.

La version originale de ce récit a été publiée sur le site d’informationsde la Division Nord-Américaine.

Traduction: Patrick Luciathe

Adventist World du mois d’août 2019

Nous avons la joie de mettre à votre disposition le magazine « Adventist World » du mois d’août 2019. Ce document est en français.

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AdventHealth veut libérer ses infirmières de la paperasse au profit des patients

Le 28 août 2019 | Orlando, Floride, États-Unis | AdventHealth News

Le réseau AdventHealth a récemment reçu les résultats préliminaires d’un projet pilote qui pourrait révolutionner le modèle de soins offerts aux patients partout aux États-Unis.

Ce projet libère les infirmières* d’une grande partie de la paperasse qu’implique leur travail, leur permettant ainsi de consacrer plus de temps aux patients et à leurs besoins.

Pour ce faire, elles sont jumelées à un Care Team Assistant (CTA) (« Assistant au personnel soignant »), dont les tâches ressemblent à celles d’un technicien en soins au patient, mais auxquelles est ajoutée la responsabilité de documenter les soins offerts aux patients sous la supervision d’un(e) infirmier(ère). Les infirmières ainsi relevées de leurs lourdes responsabilités de documentation peuvent passer plus de temps avec les patients et participer plus activement aux soins qui leur sont offerts.

« AdventHealth est déterminé à trouver des solutions innovatrices aux problèmes de soins de santé. Nous avons créé ce modèle dans le but d’améliorer la façon dont nous travaillons pour ainsi faciliter la vie des patients comme du personnel, a expliqué Eric Stevens, PDG des services de soins aigus d’AdventHealth dans la région métropolitaine d’Orlando, en Floride. Notre personnel infirmier est essentiel aux soins compatissants et holistiques que nous voulons offrir. L’hospitalisation peut être une expérience perturbante, mais ce programme aide nos infirmières à passer du temps de qualité avec nos patients et leur famille, leur permettant d’axer leur travail sur le soutien durant la guérison. »

Le pilote initial a commencé en 2018 et est mis à l’épreuve dans certaines unités de la division du centre de la Floride d’AdventHealth. Le réseau hospitalier adventiste a engagé CareThrough et ScribeAmerica, deux entreprises de HealthChannels. La première offre de la formation et de l’assistance dans l’élaboration du rôle des CTA alors que la seconde fournit des scribes aux départements d’urgence d’AdventHealth.

« Considérant le taux alarmant d’épuisement chez les infirmières, la fatigue de compassion et le manque de personnel qui devrait durer jusque dans les années 2030, le soutien aux infirmières est devenu un impératif dans le domaine des soins de santé, a dit Kyle Cooksey, président de CareThroughAdventHealthest en train de créer, de façon proactive, une culture d’infirmières engagées. Le pilote est donc en parfaite harmonie avec notre mission de réduire l’épuisement et améliorer les soins aux patients. »

Lors de la première année du projet pilote, la réactivité du personnel (une mesure de l’expérience du patient) s’est améliorée de 12 %, les délais d’obtention des résultats d’analyses de laboratoire se sont écourtés de 13 % et 73 % des infirmières ont dit pouvoir passer plus de temps avec les patients lorsqu’elles sont assistées d’un CTA.

« Ce pilote m’aide à être l’infirmière que j’ai toujours voulu être, a dit Christine Reyes, infirmière d’AdventHealth à Altamonte Springs. Je suis devenue infirmière parce que je voulais faire preuve de compassion envers les gens qui en ont le plus besoin, et ce projet me permet de le faire encore plus qu’avant. »

AdventHealth compte bien s’appuyer sur la réussite du projet pilote pour rendre le programme disponible dans d’autres unités.

La version originale de cet article a d’abord été présentée sur le site des nouvelles d’AdventHealth.

* Tout au long de cet article, le mot « infirmières » inclut également les infirmiers.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

Au Mexique, l’église forme des interprètes en langue des signes pour mieux toucher les malentendants

27 Août 2019 | Villahermosa, Tabasco, Mexique | Équipe Informations DIA

Dans le cadre des efforts actuellement déployés par l’Église adventiste du septième jour dans le Nord du Mexique pour mieux atteindre les personnes malentendantes dans leurs églises et leurs communautés, un groupe d’interprètes adventistes s’est récemment réuni pour prendre part à un atelier de formation spécial à Villahermosa, dans l’état de Tabasco, au Mexique. Les 47 étudiants interprètes des trois principales unions du Mexique se sont réunis pour enrichir leurs connaissances, comprendre leur mission et élaborer des stratégies pour faire progresser le ministère de proclamation de l’évangile en langue des signes pour les malentendants.

« Nous remercions Dieu parce qu’il fortifie son peuple juste à ce moment de la fin des temps, de telle sorte que la grande mission qui est de prêcher l’évangile à toutes langues puisse être accomplie, » a déclaré pasteur David Maldonado, directeur du ministère des besoins spéciaux pour l’Église adventiste dans le Nord du Mexique. « L’église dans le monde entier construit des ponts pour toucher la communauté des sourds et il est important pour nous de nous assurer que les interprètes soient formés à la Langue des Signes Mexicaine, » a expliqué pasteur Maldonado.

L’atelier de formation est la deuxième initiative de ce type menée dans le cadre de l’effort global du ministère des besoins spéciaux lancé par l’Union du Nord du Mexique il y a sept ans, ont déclaré les organisateurs.

Cette année, l’église dans l’Union du Sud-Est et dans l’Union Inter-Océanique a réuni son propre groupe pour participer au Deuxième Atelier Annuel des Interprètes en Langue des Signes Mexicaine, qui a permis d’avoir 50 heures de formation, du 22 au 27 juillet 2019, à l’église adventiste 27 de Febrero à Villahermosa.

Les interprètes adventistes qui ont répondu à l’appel sont tous des bénévoles, a déclaré David Maldonado. « Ils utilisent leurs propres ressources et leur temps pour se préparer et servir les sourds dans leurs propres églises et communautés, » a dit pasteur Maldonado.

Le pasteur David Maldonado, directeur du ministère des besoins spéciaux pour l’Église adventiste dans le Nord du Mexique et principal organisateur de l’atelier, parle aux délégués de leur rôle important dans la proclamation de l’évangile aux sourds là où ils se trouvent. Photo : Union Nord Mexicaine

Selon les statistiques nationales (recensement de 2010), il y a plus de 680000 malentendants et 9000 sourds au Mexique, soit environ 12,1% de la population.

Équipe d’interprètes

« Ce plan est vraiment important car nous avons besoin d’une équipe d’interprètes qui soient en mesure de nous aider auprès de cette grande population de sourds que nous n’avons pas encore pu toucher, » a déclaré pasteur Maldonado. L’Église adventiste dans le Nord du Mexique compte 169 membres d’église qui ont été identifiés comme sourds et le plan est de continuer à proposer des formations et des outils pour enseigner et former l’église en général, par exemple les diacres et les diaconesses, et les clubs d’église comme les éclaireurs, de telle sorte que l’église puisse être préparée à recevoir et à inclure les nouveaux membres qui sont sourds, dans la vie de l’église, a expliqué pasteur Maldonado.

L’atelier a regroupé les interprètes dans trois niveaux, du niveau basique au niveau avancé. Des stratégies ont été définies pour fournir un plan de formation pour chaque niveau comprenant deux ateliers par an pour le niveau avancé, y compris une formation en ligne une fois par semaine, le dimanche. Le groupe intermédiaire assistera à des ateliers régionaux pour progresser vers le groupe du niveau avancé et aider ceux qui se trouvent au niveau basique, a expliqué David Maldonado.

Le programme de formation, qui a duré six jours, a permis d’examiner l’utilisation des signes et l’utilisation de la langue des signes, les phrases et les mots ambigus, les expressions et les idiomes appropriés, les proverbes et les paraboles bibliques. Les interprètes ont pris part à des sessions d’exercice de groupe et ont pris le temps d’échanger leurs expériences.

Daniel Vergara était vraiment reconnaissant et extatique d’avoir appris autant de mots en langue des signes. Daniel Vergara aide un groupe de malentendants à Guasave, dans l’état du Sinaloa, dans le Nord du Mexique. Il faisait partie du groupe de niveau basique lors du programme. « J’ai vraiment beaucoup appris avec cette formation. Il me fallait venir pour voir comment je pouvais mieux aider nos frères et sœurs sourds dans mon pays, » a dit Daniel Vergara.

Les délégués participent à la prière pendant le culte du sabbat 27 juillet à l’église adventiste 27 de Febrero à Villahermosa. Photo : Union Nord-Mexicaine

À seulement 15 ans, Estrella Ramírez a intégré le groupe intermédiaire d’interprètes. Elle étudie à l’école préparatoire de l’Université de Montemorelos et interprète en langue des signes lors du service religieux de l’université le sabbat. « Je veux être une interprète pour les sourds pour le reste de ma vie, » a-t-elle déclaré. Estrella Ramírez a remercié les instructeurs et ceux du groupe des interprètes de niveau avancé, d’avoir corrigé certaines de ses expressions en langue des signes et de lui avoir appris à se perfectionner.

Faciliter plus de formation

L’objectif est de consolider et de faciliter davantage de formation pour les interprètes dévoués tels que Daniel Vergara et Estrella Ramírez, a déclaré pasteur Maldonado.

Jusqu’à présent, l’église dans le Nord du Mexique a organisé et soutenu un congrès national adventiste annuel pour les sourds au cours des trois dernières années. De plus, les interprètes ont été invités à prendre part aux rencontres exécutives de l’union afin de contribuer à la prise de décisions et à des initiatives visant à toucher les sourds et les personnes ayant des besoins spéciaux sur le territoire de l’église.

Dans son message spécial adressé aux interprètes en formation, pasteur Arturo King, président de l’Église adventiste dans le Nord du Mexique, les a félicités et les a remerciés pour leur engagement à atteindre les malentendants et les personnes ayant des besoins spéciaux.

« Quelle joie de savoir qu’il y a des membres qui souhaitent tendre leurs bras de compassion et d’amour vers les personnes qui n’ont pas le privilège de pouvoir entendre, mais qui ont le privilège de découvrir l’amour du Christ à travers ses sujets, a dit Arturo king. « Nous sommes vraiment reconnaissants parce qu’il a mis dans votre cœur de partager la bonne nouvelle du salut avec ce segment de la population qui a besoin de notre soutien et de notre attention. »

Les délégués au programme reçoivent leur certificat après avoir suivi l’atelier de formation à Villahermosa, dans l’état de Tabasco. Photo : Union Nord Mexicaine

Se développer pour atteindre plus

Pasteur King a encouragé le groupe à continuer de motiver les autres membres d’église dans leurs églises, mais aussi à tendre leurs bras et à amener d’autres personnes aux pieds de Jésus.

Dans moins de deux mois, en octobre, plus de 300 personnes malentendantes, interprètes et dirigeants d’église devraient participer au quatrième congrès national annuel pour les sourds.

« Dieu nous donne le privilège de travailler ensemble, sans frontières, comme une seule église, parce que nous partageons la même Langue des Signes Mexicaine, » a dit pasteur Maldonado en s’adressant aux délégués. « Cette unité, associée à l’engagement renouvelé d’évangéliser la communauté des sourds, nous prépare à recevoir ‘la pluie de l’arrière-saison du Saint-Esprit’ qui nous aidera à accomplir cette mission. »

Les dirigeants de l’église se sont engagés à fournir davantage de ressources, telles que des leçons de l’école du sabbat, des hymnes et des études bibliques, aux interprètes. En outre, des ressources seront mises à disposition pour sensibiliser davantage les gens aux malentendants et à leurs besoins dans les églises, entre autres.

Des plans sont en cours pour la tenue d’un troisième atelier national d’interprètes adventistes à Puebla, au Mexique, l’année prochaine.

Pour en savoir plus sur les initiatives et activités du ministère des sourds et des besoins spéciaux dans le Nord du Mexique, visitez le site
adventistasumn.org

Helena Corona a contribué à ce reportage.

Traduction: Patrick Luciathe

Qui peut trouver une avocate honnête et humble ?

27 Août 2019 | Nassau, les Bahamas | Tavia Dunn, pour Adventist Review

Tavia Dunn, avocate adventiste du septième jour et conférencière en droit originaire de la Jamaïque, a présenté l’exposé suivant en séance plénière lors de la convention annuelle des Adventistes Laïcs des Services et Industries d’Inter-Amérique (ASi-DIA) à Nassau, aux Bahamas, les 23 août 2019. Le texte a été édité pour plus de clarté mais conserve les éléments de sa présentation orale. —Les éditeurs

Quand j’ai dit à ma grand-mère que je voulais faire carrière en tant qu’avocate, la conversation ne s’est pas déroulée comme je l’avais prévu. Je m’attendais à ce qu’elle me serre dans ses bras et rayonne de fierté. Mais ma grand-mère a commencé à pleurer. Je voyais bien qu’elle était déçue. Elle a répondu avec quelques mots de Jésus : « Malheur à vous, docteurs de la loi! parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient. » (Luc 11 : 52). Bien entendu, les docteurs de la loi dont Jésus parlait étaient les chefs religieux de l’époque, qui, pour maintenir leurs rôles de dirigeants, transformaient la foi en légalisme.

Cependant, lorsque le moment est arrivé pour moi de quitter la maison pour aller à la faculté de droit, ma grand-mère m’a appelée et m’a dit : « Eh bien, mon enfant, si c’est ce que le Seigneur t’appelle à faire, alors qu’il en soit ainsi. Mais rappelle-toi toujours ‘de pratiquer la justice, d’aimer la miséricorde, et de marcher humblement avec ton Dieu.’ (Michée 6 : 8). » Au fil des ans, ces paroles ont été une lumière qui m’a guidée.

Plaider et juger avec justice

Dans Esaïe 1:17, nous sommes appelés à « rechercher la justice, protéger l’opprimé; faire droit à l’orphelin, défendre la veuve. » Et Proverbes 31: 8, 9 dit : « Ouvre ta bouche pour le muet, Pour la cause de tous les délaissés. Ouvre ta bouche, juge avec justice, et défends le malheureux et l’indigent. » Ces versets expriment ce que, en tant qu’avocats, nous sommes appelés à faire.

Un groupe de participants écoute la présentation de Tavia Dunn le 23 août. « Un état d’esprit marqué par la mission couvre tous les domaines de la pratique du droit. Même dans le travail juridique le plus ennuyeux, on retrouve une personne qui a un besoin, » a déclaré Tavia Dunn. Photo: Nigel Coke / DIA

Nous avons une relation spécifique avec la justice parce que nous sommes des agents des tribunaux. En tant que tels, nous sommes tenus de rechercher la justice et de corriger l’oppression. Nous parlons effectivement pour nos clients et nous défendons les droits de tous.
Pour les pays du Commonwealth de la Caraïbe, le code de déontologie professionnelle auquel tous les avocats sont astreints, est en phase avec les directives scripturaires. Lorsque nous intégrons le barreau, nous devons prêter le serment des avocats, qui comprend l’obligation de « nous rabaisser dans notre fonction. »
Le mot rabaisser est utilisé plutôt avec une connotation négative. Il est considéré comme signifiant « mettre à un niveau inférieur en parlant du caractère, du statut et de la réputation. » Cependant, un sens moins connu du terme est « rendre humble. » Certains diront que, de la même manière qu’il n’existe pas d’avocat honnête, il n’existe pas non plus d’avocat humble. Mais en tant que chrétiens, nous sommes appelés à marcher humblement avec Dieu, donc en tant qu’avocats, nous avons un double devoir.

notre Champ Missionnaire

Une des grandes bénédictions qui accompagne le fait d’être avocat, est la possibilité de partager notre temps et nos connaissances. Il est facile de ne pas considérer les avocats comme étant dans le champ missionnaire au sens traditionnel du terme. L’opinion qui prévaut depuis bien longtemps est, qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous devons nous rendre dans le champ missionnaire. Nous chantons « Aller au loin, sur la montagne. » Mais la dernière strophe de cet hymne commence par « Alors, j’irai dans des missions de miséricorde. »

En tant qu’avocats intervenant dans des situations de litiges, nous avons un appel unique car le champ missionnaire vient à nous et nous embauche. Nous rencontrons les gens lorsqu’ils sont au plus bas – ils sont stressés et inquiets. Un avocat peut être décrit comme un guérisseur des conflits humains, un professionnel à qui les clients apportent leurs échecs et leurs luttes interpersonnelles, ils ont besoin d’aide, ils cherchent désespérément une direction et espèrent peut-être même des mesures pour remédier à la situation.
Avec les frustrations quotidiennes que l’on retrouve dans l’exercice de notre fonction, nous pouvons perdre de vue notre rôle missionnaire. Il y a aussi l’aspect compétition, le désir de gagner, d’avoir raison, d’avoir le contrôle sur le résultat et de prouver ses capacités et ses compétences juridiques. La profession peut enlever nos yeux du fait que notre appel va au-delà de la profession juridique.

Un État d’Esprit Missionnaire

Un état d’esprit missionnaire couvre tous les domaines dans la pratique du droit. Même dans le travail juridique le plus ennuyeux, on retrouve une personne qui a un besoin, de la plus grande transaction d’entreprise au plus petit vol, en passant par la rédaction d’un testament, ou d’un cas d’insolvabilité ou de contentieux complexes.

Dans l’exercice de notre fonction, il y a constamment des interactions avec des personnes qui observent comment nous réagissons aux crises quotidiennes. Ces interactions peuvent prendre n’importe quelle forme, mais au fond, il y a des âmes humaines.

Le Christ cherche à nous utiliser dans ces moments pour lancer son appel aux personnes avec lesquelles nous interagissons. C’est dans les moments difficiles, importants ou mineurs, que nous montrons le mieux Christ en nous. Comment réagissons-nous face à l’avocat adverse qui a été condescendant, à un appel téléphonique d’un client difficile ou à une autre situation d’urgence dans une journée déjà remplie ? Si nous ajustons notre emphase et considérons notre travail quotidien comme un appel, alors nous pourrons trouver dans l’exercice de notre fonction, de la valeur et un sens qui transcendent les récompenses matérielles.

Le Minimum Requis ?

La parabole du Bon Samaritain commence avec un docteur de la loi qui voulait savoir ce qu’il fallait faire pour hériter la vie éternelle. Jésus a répondu : « Aime le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même. » Mais cela n’était pas assez spécifique pour le docteur de la loi.

En tant qu’avocats, « le diable est dans les détails. » Nous voulons des détails ; rien n’est trop insignifiant. La prochain equestion du docteur de la loi est donc : « Qui est mon prochain ? » Il pensait probablement que la déclaration « aime ton prochain » n’était pas bien définie et un peu trop large, et englobant trop de choses. » Le docteur de la loi cherchait une clarification.

C’est ce que nous vivons quotidiennement. Nous sommes formés et payés pour comprendre les normes juridiques, puis nous essayons souvent de déterminer le minimum requis pour respecter ces normes. C’est ce que faisait le docteur de la loi dans la parabole du Bon Samaritain.

La question, comme dans une bonne technique de contre-interrogatoire, était une tentative pleine d’espoir d’amener Jésus à lui dire le strict minimum qu’il aurait à faire, tout en étant certain d’hériter la vie éternelle. En reconnaissant les intentions du docteur de la loi, Jésus a répondu par la célèbre parabole. À la fin de l’histoire, Jésus avait élargi plutôt que limité la portée de sa précédente réponse.

Dans le même ordre d’idées, notre responsabilité en tant qu’avocats chrétiens est d’être prêts à utiliser et à donner notre talent – notre savoir en tant qu’avocats – et à donner tout ce que nous avons pour accomplir ce que Dieu nous a confié comme mandat.

Aimer ceux qui nous entourent n’est pas toujours facile. Cela implique de passer du temps avec les gens, de les aider, de partager notre vie avec eux – en fait de les aimer comme Dieu nous aime. Nous pouvons être occupés chaque jour à faire apparemment de grandes choses. Cependant, ce sont les choses simples de la vie qui peuvent faire la plus grande différence : une oreille attentive, nos prières, donner des conseils juridiques, peuvent avoir une très grande importance. Grâce à cette forme de service, nous aussi, nous pouvons aider à rétablir la valeur des personnes, et c’est une façon d’aimer notre prochain, de pratiquer la justice, d’aimer la miséricorde et de marcher humblement devant Dieu.

Refléter Jésus

En tant qu’avocats, nous ne sommes pas connus pour être des personnes ayant de la retenue dans leurs expressions, mais pour lancer un appel pour Christ dans nos carrières et pour conduire d’autres personnes à lui, nous devons utiliser un discours aimable. Des mots bien choisis, et parfois un silence bien choisi, peuvent contribuer à nous définir dans ce métier.

C’est instinctif de vouloir répondre immédiatement à un courriel inexact ou de se lancer dans un duel verbal au téléphone concernant mon opinion sur une affaire. Mais nous devons nous rappeler que l’intérêt du client n’est pas préservé par ces réactions irréfléchies, et Christ non plus n’est pas glorifié par ce type de tirade.

En tant que chrétiens, nous devons garder à l’esprit l’éternité. Si nous abordons nos affaires en regardant à travers l’optique de l’éternité, nos clients sont des âmes éternelles qui existeront bien au-delà non seulement du jugement dans une affaire dont nous nous occupons, mais également du jugement final de ce monde.

Dans le cadre de notre témoignage, nous devons avoir pour pratique de dire la vérité au client. La vérité est que chaque cas inclut un certain nombre de facteurs qui influencent l’issue. En tant qu’avocats, nous pouvons participer, préparer, répondre, recommander et conseiller, mais nous ne devrions pas manipuler ces facteurs pour obtenir le résultat parfait pour un tarif parfait.

Chaque cas est lié à des faits qu’il faut découvrir et éprouver. La vérité est là, et à un moment donné, elle apparaitra au grand jour. Cependant, il faut du temps et des efforts pour la trouver, et l’injustice existe aussi. En tant qu’avocats chrétiens, nous sommes encouragés à rechercher avec diligence la vérité, à étudier la loi et à prier pour la justice que Dieu promet.

La Restauration Ultime

L’exercice du droit peut parfois vous submerger, être frustrante et monotone. Nous sommes appelés à résoudre des problèmes que nous n’avons certainement pas créés, et qui auraient pu être évités si nous avions été consultés auparavant. Certains problèmes peuvent être résolus dans le cadre du système juridique, d’autres non. Efforçons-nous, à travers nos actions, nos attitudes et nos paroles, de diriger les regards vers Celui qui peut restaurer les vies de l’intérieur. Nous aurons alors manifesté un esprit de service et été de véritables ambassadeurs de Dieu. Cela constituera certainement le plus important témoignage.

Traduction: Patrick Luciathe

Au Camporee d’Oshkosh, on tente de battre un record mondial.

Le 22 août 2019 | Columbia, Maryland, États-Unis | Kimberly Luste Maran/DNA

Lors du Camporee international des Explorateurs 2019 dont le thème était Chosen (« Choisis »), un nombre record de 1 311 personnes ont été baptisées. Voilà une bonne raison de célébrer! Les organisateurs espéraient 1 000 baptêmes, mais le nombre a, à la fin, dépassé les attentes.

Et en plus de battre le record du nombre de baptêmes lors d’un seul événement en Amérique du Nord, le Camporee ira également dans le Livre Guinness des records, car tout porte à croire que deux tentatives de records mondiaux ont été réussies lors du Camporee 2019 tenu à Oshkosh, dans l’État américain du Wisconsin.

Des humains placés en forme de croix

Plus de 13 300 participants ont contribué à la formation d’une croix humaine géante. Chaque personne portait un kangourou (chandail à capuchon) en papier bleu pour remplir la figure délimitée par une corde devant la scène Chosen. Créer cette forme de croix a pris plus d’une heure, et lorsqu’elle a été fermée, on a compté les gens à l’intérieur : ils étaient 13 310.

Le chiffre à battre était 13 266, un record établi en mars 2011 aux Philippines. Les participants sont restés au garde-à-vous pendant cinq minutes alors que des vérificateurs confirmaient le nombre de personnes à l’aide de dispositifs à IRF (identification par radiofréquence) et qu’un drone prenait des images pour confirmer la forme. Le juge des Records Guinness, Michael Empric, a vérifié les résultats. Il a expliqué que le torse et la tête de tous les participants devaient être couverts de la même couleur. « Et lorsque cela sera confirmé, tout le monde se mettra au garde-à-vous, a-t-il dit. Et quand tous seront au garde-à-vous, je vérifierai les images du drone pour m’assurer qu’il s’agit bien d’une grande croix humaine. Ensuite, le groupe doit rester au garde-à-vous pendant cinq minutes. »

Les vérificateurs ont confirmé le nombre de personnes au garde-à-vous, la forme a été maintenue pendant cinq minutes dans cette chaleur accablante d’été, puis les résultats ont été vérifiés.

Un dirigeant des Explorateurs regarde ce foulard d’Explorateur d’une taille record s’élever dans le ciel d’Oshkosh lors du Camporee international des Explorateurs 2019 Chosen. Une photo de James Bokovoy.

Un foulard et une bague à foulard géants

Il s’agit du plus grand foulard et de la plus grande bague à foulard. Fabriqué avec le tissu jaune traditionnel, ce foulard de chef-guide mesure une centaine de mètres sur une cinquantaine de mètres et pèse plus de 360 kilos. Ce sont des Explorateurs du Texas qui l’ont créé et le bouclier de la bague a été conçu par les membres d’église de la Fédération d’Arkansas-Louisiane. Il fait trois mètres de haut et pèse près de 230 kilos. Le 16 août, le foulard et la bague ont été hissés sur une charpente géante près de la scène Chosen.

Lindsey Gendke, rédactrice pour la Fédération du Texas, a rapporté que Marilyn Boismier, coordonnatrice des Explorateurs de la Fédération des églises adventistes du Texas, Ruben Albarran, coordonnateur des Explorateurs du nord de Dallas et Lloyd Clapp, ancien directeur des Explorateurs de la Fédération d’Arkansas-Louisiane, ont exercé leurs talents logistiques pour cet énorme projet.

« Ce projet m’a attirée, a confié Mme Boismier dans l’article Facebook de Mme Gendke, parce que j’aime fabriquer des choses et j’aime les mathématiques. Et la conception [du foulard] était un réel exercice mathématique. » Le foulard comme la bague ont été complétés par étapes et sont composés de plus petites parties qui ont ensuite été assemblées.

Le processus a requis un effort de groupe, et sept à dix personnes ont contribué tous les jours à ce que Mme Boismier a décrit comme une « chaîne de montage » pour épingler et coudre les 64 pièces de polycoton, soit quelque 360 kilos (800 livres) de tissu.

Mme Gendke a rapporté que le projet a été entamé en avril dernier pour se terminer au Celebration Park d’Allen, au Texas, le dimanche 28 juillet, où plus de 100 bénévoles ont déroulé le foulard et l’ont tenu pour permettre aux couturières de procéder aux dernières coutures. Le foulard a été transporté au Camporee d’Oshkosh et suspendu près de la scène Chosen. Comme on croit que le foulard et la bague sont les plus grands au monde, le processus de vérification par les Records Guinness est en cours.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

En Inter Amérique, les laïcs sont encouragés à travailler, à servir et à vivre comme Jésus

23 Août 2019 | Nassau, les Bahamas | Marcos Paseggi pour le pôle Informations de la Division Inter Américaine

Le premier principe qui inspire le service est de ressembler à Jésus, a déclaré l’entrepreneur adventiste, Zuki Mxoli, lors de son intervention faite à la convention 2019 des Adventistes Laïcs des Services et Industries de l’Inter Amérique (ASi-DIA) à Nassau, aux Bahamas, le 21 aout. « Servir comme Jésus a servi, vivre comme Jésus a vécu. C’est là notre objectif. » Zuki Mxoli, intervenant invité, qui dirige avec succès un cabinet d’architecture et de construction en Afrique du Sud, est l’un des nombreux orateurs de sessions plénières qui cherchent à former, encourager et inspirer des laïcs adventistes venus de plus de 16 pays pour participer au programme.

Comment Servir Comme Jésus

Malgré la diversité de leurs parcours et de leurs domaines d’expertise, la plupart des présentateurs sont, chose remarquable, d’un même accord quant à l’objectif ultime. Pour Zuki Mxoli, c’est presque une manière d’exprimer l’évidence. Toute tentative de servir devrait être basée sur l’objectif d’être comme Jésus, a-t-il déclaré. Et c’est une prémisse, a souligné Zuki Mxoli, qui change toute notre approche et ce sur quoi nous mettons l’emphase dans notre vie. S’appuyant sur le thème de la convention « Raviver l’Esprit de Service, » il a rappelé : « Raviver l’esprit de service, c’est raviver l’esprit de Jésus, et non pas nous raviver nous-mêmes. L’accent est sur Jésus. »

C’est cet exemple, a dit Zuki Mxoli, qui a conduit Jésus à une vie de service qui l’a même amené à mourir pour ceux-là mêmes qui étaient à l’origine de ses problèmes. « Jésus a tellement aimé l’église qu’il est mort pour l’église, » a souligné Zuki Mxoli.

L’homme d’affaires adventiste Zuki Mxoli a rappelé aux participants à la convention d’ASi Inter-Amérique de cette année, que le premier principe qui inspire le service consiste à ressembler à Jésus. « Servir comme Jésus a servi ; vivre comme Jésus a vécu. C’est là notre objectif, » a-t-il déclaré lors de sa présentation en session plénière à Nassau, aux Bahamas, le 21 août. Photo : Fédération du Sud des Bahamas

Un deuxième principe qui inspire le service, a dit Zuki Mxoli, est d’imiter Jésus en étant désireux de quitter notre zone de confort pour rencontrer les gens là où ils se trouvent. En se basant sur le récit biblique de la rencontre de Jésus avec Zachée, Zuki Mxoli a expliqué que, lorsque Jésus s’est invité à dîner chez Zachée, il disait en fait à Zachée : « Je veux te servir en allant dans ta zone de confort. »

Jésus va à la rencontrer des gens là où ils sont, se mêlant à eux, a rappelé Zuki Mxoli ; et c’est un exemple que nous ferions bien de suivre. « Tout comme Jésus, nous devons dire aux gens : « Peu nous importe d’où vous venez ; ce qui nous intéresse, c’est où vous allez, » a déclaré Zuki Mxoli.

Zuki Mxoli a également souligné que notre service doit commencer et se terminer par notre ordre de marche, qui, selon Matthieu 28 : 18-20, est « de faire des disciples. » « L’un des problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant qu’église est que nous continuons à faire des membres mais pas toujours des disciples, », a déclaré Zuki Mxoli. « Mais un disciple est quelqu’un qui servira ; c’est quelqu’un qui n’est pas à l’aise quelque part à moins qu’il ou elle ne serve, » a-t-il expliqué. C’est une approche, a conclu Zuki Mxoli, qui transformera toute notre approche du service. « Nous ne devrions pas accumuler toute la lumière dans une seule pièce. Une fois que nous faisons des disciples, nous devons les envoyer, » a-t-il déclaré.

Comment Vivre Comme Jésus

Dans le même ordre d’idées, Phillip Baptiste, président d’ASi dans la Division Nord-Américaine, a déclaré qu’imiter Jésus entraînera certainement des changements dans notre approche globale du service. « Et si vous désiriez vivre comme Jésus ? Et si c’était votre rêve, votre aspiration, votre désir numéro un ? » a demandé Phillip Baptiste. « Quelle est votre réalisation la plus importante ? Imaginez que [être comme Jésus] soit votre objectif ; à quel point seriez-vous différent ? »

Dans une présentation faite en séance plénière lors de la convention 2019 d’ASI à Nassau, aux Bahamas, le 21 août, le président d’ASi pour la Division Nord-Américaine, Phillip Baptiste, a rappelé aux laïcs adventistes que Jésus a donné, a servi et a aimé de manière inconditionnelle. « Donner, servir et aimer : c’est un exemple que nous ferions bien d’imiter, » a-t-il déclaré. Photo : Fédération du Sud des Bahamas

S’appuyant sur l’histoire biblique de la vie de David, Phillip Baptiste a expliqué qu’être comme Jésus ne signifie pas nécessairement ne pas commettre d’erreurs. « David n’était pas parfait ; il a commis de graves erreurs, mais sa prière était toujours : « Seigneur, je veux être près de toi, » a dit Phillip Baptiste.

Dans le même temps, Phillip Baptiste a invité à la vigilance pour ne pas simplement s’arrêter sur des phrases joliment exprimées, mais qui ne conduisent pas à des changements durables qui transformeront la vie. « Vivre comme Jésus ne consiste pas juste à répéter des phrases qu’on entend tout le temps, mais à vivre comme lui, » a déclaré Phillip Baptiste. « Et comment a vécu Jésus ? » a-t-il demandé à nouveau avant de répondre : « Jésus a donné, servi et aimé inconditionnellement. C’est l’essence même de notre service désintéressé pour le Sauveur. Donner, servir et aimer : c’est un exemple que nous ferions bien d’imiter, » a-t-il dit.

A quoi Ressemble le Service

Au-delà des définitions et des déclarations d’objectifs, de nombreux participants à la convention 2019 d’ASi-DIA sont des preuves vivantes qu’ils appliquent déjà le modèle de service de Jésus.

Richard et Curlean Berry sont des planteurs d’église, comme ils se définissent eux-mêmes, qui se sont installés il y a 26 ans dans les îles Abaco, dans le nord des Bahamas, en tant que missionnaires autonomes. Quand ils sont arrivés, il n’y avait qu’une seule congrégation adventiste sur l’île. Grâce à leurs prières et à leurs efforts, il y a maintenant quatre églises et quelques autres groupes dans la région. Photo: Marcos Paseggi / DIA

Prenez le cas des Berrys, par exemple. Richard et Curlean Berry sont des planteurs d’église, comme ils se définissent eux-mêmes, qui se sont installés il y a 26 ans dans les îles Abaco, dans le nord des Bahamas, en tant que missionnaires autonomes. Quand ils sont arrivés, il n’y avait qu’une seule congrégation adventiste sur l’île. Grâce à leurs prières et à leurs efforts, il y a maintenant quatre églises et quelques autres groupes dans la région.

« C’est notre première participation à une convention ASi, » a dit Curlean Berry. « Nous sommes venus pour être inspirés et encouragés à continuer à faire le travail du Seigneur dans notre lieu de service, » a-t-elle ajouté.

Michael et Rosemarie Walke, de Trinidad et Tobago, participent également pour la première fois à une convention ASi. Les Walkes envisagent de construire le premier centre adventiste de soins et de mode de vie favorisant la guérison à Trinidad. « Après quelques récents problèmes de santé, j’ai réalisé que les gens ne connaissaient tout simplement pas les principes de vie saine, » a expliqué Michael Walk en expliquant les raisons qui avaient motivé l’initiative mise en place par son épouse et lui. « Notre objectif premier est donc éducatif et vise également à promouvoir la santé, » a-t-il déclaré.

En tant qu’organisation non gouvernementale déclarée, les Walkes ont pu déjà obtenir gratuitement 1,6 hectares du domaine public et recherchent maintenant des options de financement supplémentaires.

Michael et Rosemarie Walke, de Trinidad, envisagent de construire le premier centre adventiste de soins et de mode de vie favorisant la guérison sur l’ile. « J’ai réalisé que les gens ne connaissaient tout simplement pas les principes de vie saine, » a expliqué Michael Walk en expliquant les raisons qui avaient motivé l’initiative mise en place par son épouse et lui. « Notre objectif premier est donc éducatif, et vise également à promouvoir la santé. » Photo : Marcos Paseggi / DIA

Rosemarie, enseignante et principale d’école primaire adventiste à la retraite, a expliqué : « Il y a un champ ouvert pour apporter la santé physique et spirituelle aux nécessiteux, » a-t-elle déclaré. « Et nous pensons que c’est ce que le Seigneur nous demande de faire. »

Pour en savoir plus sur la convention d’ASi-DIA de cette année, visitez notre site à l’adresse interamerica.org.

Traduction: Patrick Luciathe

Administration : Horaires d’ouverture des bureaux à compter du 2 septembre 2019

Nous vous informons qu’à partir du lundi 2 septembre 2019
Les bureaux de la Fédération accueilleront le public aux horaires suivants : 
 
LUNDI, MARDI, JEUDI
de 8h00 à 12h30 et 13h30 à 16h30
MERCREDI et VENDREDI
de 8h00 à 13h00

Nous vous remercions de bien vouloir diffuser cette information au sein de vos sections locales.

Fraternellement,

Le Secrétaire Exécutif,

Franck VOLTAIRE 

Pourquoi les adventistes devraient-ils pratiquer l’agriculture?

Le 18 août 2019 | Louisville, Kentucky, États-Unis | Marcos Paseggi, Adventist Review

Bien plus d’adventistes du septième jour devraient faire un minimum de jardinage ou d’agriculture, ont dit John et Pam Dysinger lors d’un forum ouvert au congrès international d’Adventist Laymen’s Services an Industries (ASi) à Louisville, dans l’État américain du Kentucky, le 2 août dernier. Pourquoi? Ces agriculteurs de légumes et de baies biologiques du Tennessee ont passé une partie de leur discussion bidirectionnelle à inviter les participants à répondre notamment à cette question.

Une activité qui favorise la croissance de la foi

D’après John Dysinger, le travail de la terre est un exercice qui fait croître la foi et le caractère. Ce n’est pas facile, a-t-il admis en parlant de certaines difficultés logistiques et économiques auxquelles ils ont dû faire face au fil des ans. Mais il a ajouté que cela n’était pas la seule explication.

Plusieurs participants, expérimentés ou non dans le domaine de l’agriculture, ont aussi offert leurs explications.

Travailler la terre est un exercice qui fait croître la foi et le caractère, a dit John Dysinger alors que lui et sa femme, Pam, parlaient des difficultés logistiques et économiques qu’ils ont rencontrées en tant qu’agriculteurs. Les Dysinger ont présenté un forum ouvert lors du congrès international d’ASi 2019 à Louisville, dans l’État américain du Kentucky. Une photo de Marcos Paseggi

« Il y a des leçons spirituelles à apprendre lorsque l’on fait un jardin, a dit l’un d’eux. Il n’est pas nécessaire de faire tout plein de recherches, on en apprend sur Dieu quand on travaille la terre. »

Les Dysinger étaient d’accord lorsqu’ils ont rappelé à leur auditoire que, selon la Bible, la première salle de classe a été le jardin d’Éden.

« Il y a quelques années, nous éprouvions certaines difficultés sur la ferme. Puis nous avons demandé à Dieu, “Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas être plus faciles? Pourquoi est-ce si difficile?”, a raconté John. Puis une lumière s’est allumée dans ma tête. J’ai senti Dieu me dire, “Je t’ai créé pour être dans un jardin. Il y a donc quelqu’un qui veut t’en faire sortir.” »

D’après lui, cela fait partie de notre lutte spirituelle.

Un autre participant a parlé des aspects de l’activité qui forgent le caractère.

« Lorsqu’on a un jardin et qu’on cultive des arbres à fruits, il faut du temps, ce qui développe la patience. De plus, il nous permet de subvenir à nos propres besoins et d’être une bénédiction pour les autres. »

Les bienfaits pour la santé

Les Dysinger reconnaissent qu’au cours des dernières années, l’offre de produits non génétiquement modifiés a augmenté, ce qui, selon eux, est une très bonne chose. « Toutefois, nous ignorons souvent que beaucoup de nos légumineuses et céréales, même celles qui ne sont pas génétiquement modifiées, sont pulvérisées d’herbicides pour tuer les récoltes avant la moisson », a expliqué John.

Oratrice lors d’un forum ouvert au congrès international d’ASi 2019 à Louisville, dans l’État américain du Kentucky, Pam Dysinger a présenté une compilation d’énoncés d’Ellen G. White, cofondatrice de l’Église adventiste, sur le sujet de l’agriculture qu’elle et son mari, John, ont publiée. Une photo de Marcos Paseggi

L’un des participants était d’accord. Il s’est souvenu que « lorsqu’on vaporise de petits plants, c’est toute la plante qui en est affectée. »

Et Geoffrey Mbwana, un vice-président de l’Église adventiste mondiale, qui était aussi parmi les participants au forum, a également commenté la valeur thérapeutique de l’agriculture. « Je peux revenir du bureau avec un mal de tête, mais lorsque je passe un peu de temps à jardiner, j’en sors toujours ravivé. »

« C’est vrai, l’a appuyé John. Travailler pour le Seigneur implique de nombreux défis, mais tu te rends au jardin et tu peux enfin te détendre et communier avec Dieu. » Puis, en citant l’auteur Richard Louv et son best-seller Last Child in the Woods: Saving Our Children from Nature Deficit Disorder (« Le dernier enfant dans les bois : sauver nos enfants du trouble déficitaire de la nature »), John a voulu nous rappeler que les enfants sont affectés par le manque de contact avec la nature.

Et sa femme a acquiescé : « Il y a cent ans, environ 70 % des gens avaient un lien quelconque avec une ferme; maintenant, ce n’est que 1 %. L’air frais, le soleil, l’exercice… ces choses sont importantes, et nous faisons personnellement l’expérience de leurs bienfaits. »

« Je peux revenir du bureau avec un mal de tête, mais lorsque que je passe un peu de temps à jardiner, j’en sors toujours ravivé », a dit Geoffrey Mbwana, un vice-président de l’Église adventiste du septième jour, pour décrire les bienfaits d’une sortie en nature. Une photo de Marcos Paseggi.

Une partie de l’éducation des enfants

Les Dysingers ont spécifié qu’ils ne sont pas nés fermiers. En effet, après s’être mariés, ils ont passé six ans au Kenya, où John était enseignant missionnaire. En 1994, ils sont revenus aux États-Unis et, en 1997, John a quitté l’enseignement, car ils ont ressenti que « le Seigneur nous dirigeait vers l’agriculture. » Maintenant, cinq enfants et 21 ans plus tard, ils disent qu’ils n’avaient aucune idée du ministère que pouvait leur donner cette nouvelle profession.

« Nous l’avons fait pour notre famille et notre croissance spirituelle, mais le Seigneur avait des plans encore plus grands, a reconnu John. Je ne dis pas que l’agriculture est le seul moyen de créer de forts liens familiaux, mais c’est un excellent moyen. »

D’accord, Pam a ajouté, « Je n’échangerais ma vie pour rien au monde; nous avons vécu des moments difficiles, mais notre objectif dans cette vie est d’apprendre à connaître le Seigneur, et parfois, cela passe par les difficultés. »

En ce sens, John a dit croire que l’agriculture devrait être un élément crucial de l’éducation des enfants.

« Enverriez-vous vos enfants dans une école qui n’en enseigne même pas les bases? L’éducation comprend, certes, plus que l’agriculture, mais l’agriculture est fondamentale à l’éducation. Je crois que la ferme est une excellente école. »

John a rappelé à son auditoire que, pendant des siècles, les peuples ont appris l’amour de Dieu par la nature. Il a cité Ellen G. White, cofondatrice de l’Église adventiste, qui, dans Testimonies for the Church, vol. 4, a écrit, « Ce sont par les éléments de la nature que les plus grandes vérités spirituelles peuvent atteindre le cœur » (p. 579).

Pourquoi n’y a-t-il plus d’agriculteurs adventistes?

« Qu’est-ce qui empêche les adventistes de faire de l’agriculture? » C’est la grande question que John et Pam ont posée à leur auditoire. Il est triste de constater que [les adventistes] ne sont pas à la tête, mais bien à la queue de ce domaine. « Quand nous avons commencé, il y avait cinq ou six petites fermes qui desservaient la région de Nashville. Aujourd’hui, ce sont des dizaines qui nous entourent, mais nous demeurons les seuls adventistes du septième jour. »

D’après les participants, les explications sont nombreuses. « Il y a notamment le fait que nous ne lisons pas les écrits d’Ellen White sur le sujet », a dit l’un d’eux.

Selon quelqu’un d’autre, « [Les adventistes] sont pragmatiques; nous voulons que nos enfants deviennent infirmières ou comptables et qu’ils aillent directement travailler. »

« La plupart des gens sont trop occupés pour ralentir et prendre le temps de s’occuper d’une ferme », a exprimé une troisième personne.

Les Dysinger ont expliqué que, par le passé, de nombreux agriculteurs adventistes ont encouragé leurs enfants à quitter la ferme pour aller à l’école. Ils avaient de bonnes raisons, ont-ils admis.

« Pour notre part, nous sommes partis de rien. La construction de cabanons, de serres, de systèmes d’irrigation… peut être exténuante! »

Mais, selon eux, les avantages sont plus importants que les difficultés. Ainsi, ils font actuellement partie des dirigeants de l’Adventist Agricultural Association (AdAgrA) qui, au cours des cinq dernières années, a organisé un congrès annuel pour promouvoir et partager ses connaissances agraires. Comme raison d’être de l’événement, ils citent Ellen White à nouveau : « Le dessein de Dieu à l’égard d’Israël était que chaque famille possédât une maison et ait assez de terre cultivable pour assurer sa subsistance… Aucune organisation humaine ne peut améliorer ce dessein » (Ministère de la guérison, p. 155).

Mais qu’en est-il de l’agriculture comme moyen de se préparer pour les temps de détresse à venir? D’après leur compréhension des prophéties bibliques, les adventistes croient à une période future où il nous sera même impossible « d’acheter ou de vendre ».

John croit toutefois qu’il s’agit d’une « raison à faible valeur motivationnelle », car elle est souvent menée par la peur. « Mais, quelle que soit la nature de notre motivation, nous éprouverons effectivement de grandes difficultés si nous n’avons pas notre propre source de nourriture. »

Une occasion de témoigner

En même temps, a dit Pam, qu’il s’agisse d’un jardin familial ou d’un potager de plus grande envergure, travailler la terre peut présenter de nombreuses occasions évangéliques, car on peut toujours entrer en relation avec d’autres agriculteurs.

« Pour notre part, je crois fermement que Dieu nous a placés là pour développer des amitiés pour l’éternité. Un jardin est l’occasion en or d’apprendre à connaître nos voisins. »

Et elle a insisté pour dire qu’il ne s’agit pas d’un mince argument.

« Le jardinage nous ouvre des portes pour le témoignage; voilà donc une excellente raison de le pratiquer! »

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

Les éclaireurs cherchent à battre un record mondial du Guinness lors du Camporee International

15 août 2019 | Oshkosh, Wisconsin, États-Unis | Lindsey Gendke, Informations de la Fédération du Texas

Ce qui est censé être le plus grand « foulard avec sa bague » dans le monde, est arrivé à Oshkosh, dans le Wisconsin, aux États-Unis le 12 août 2019, pour le Camporée International des Éclaireurs. Mesurant environ 91 mètres de bout en bout et 46 mètres du centre à la pointe arrière, le foulard a été créé par les Éclaireurs du Texas et pèse environ 360 kilos. Conçu par les membres de la Fédération des Églises Adventistes du Septième Jour de l’Arkansas et de la Louisiane, le bouclier de la bague mesure environ 3 mètres de haut et pèse environ 227 kilos.

Marilyn Boismier, coordinatrice des Éclaireurs de la Fédération des Églises Adventistes du Septième Jour du Texas ; Ruben Albarran, coordinateur des Éclaireurs de la région du Nord de Dallas dans la Fédération du Texas; et Lloyd Clapp, directeur des Éclaireurs à la retraite pour la Fédération de l’Arkansas et de la Louisiane, ont mis en place la logistique de cette gigantesque entreprise.

« Ce projet m’a plu, » a dit Marilyn Boismier, parce que j’aime fabriquer des choses et que j’aime les mathématiques ; la conception était un exercice mathématique. » Les deux concepteurs, Marilyn Boismier et Lloyd Clapp, ont travaillé sur les calculs et les concepts, discutant avec d’autres personnes, évaluant le prix du matériel et priant avant d’être prêts pour la partie réalisation. Le foulard et la bague ont été réalisés par étapes, et incluaient des projets distincts et plus petits.

Des volontaires aident à dérouler le foulard des Éclaireurs de 91 mètres (300 pieds), censé être le plus grand du monde. Photo : Costin Jordache

Après que Marilyn Boismier ait réglé les détails, elle a confié le projet à Ruben Albarran, qui a engagé environ 250 Éclaireurs du Nord du Texas pour coudre le foulard, principalement au Centre de Vie Familiale de l’église adventiste du septième jour de Richardson, à Richardson, au Texas.

Le processus était véritablement un effort collectif, avec l’intervention de 7 à 10 personnes par jour en moyenne, pour créer ce que Marilyn Boismier décrit comme une « chaîne de montage » pour coudre et épingler les 64 morceaux de polycoton, représentant environ 360 kilos de tissu.

Enfin, ce qui a commencé en avril s’est achevé au Celebration Park d’Allen, au Texas, dimanche 28 juillet 2019, où plus de 100 volontaires ont déroulé le foulard et l’ont tenu pour que des couturières effectuent les dernières coutures.

En Louisiane, Lloyd Clapp a travaillé sur la logistique de la bague. « La conception que nous avons finalement retenue consistait à placer le bouclier sur le devant de la bague avec trois cercles à l’arrière pour y insérer le foulard, » a déclaré Lloyd Clapp. Le plus gros défi pour eux était de trouver comment fabriquer les cercles à l’arrière. « Nous avions prévu d’utiliser des tuyaux de 5 centimètres pour faire un cercle de 2 mètres, mais chaque fois que nous contactions des fournisseurs potentiels, cela s’avérait être trop cher. Nous avons donc prié à ce sujet, et Dieu nous a donné l’idée des anneaux des balles de foin. Ensuite, j’ai trouvé un vendeur qui nous les a fournis à un prix très raisonnable. »

Les bénévoles portent le foulard de 360 kilos à l’endroit où ils le dérouleraient. Photo : Costin Jordache

Le projet de la bague a duré environ quatre semaines, de la conception à l’achèvement, et a mobilisé la contribution d’environ huit personnes qualifiées, des soudeurs aux fabricants, en passant par les designers de signes.

Le foulard et la bague devraient être exposés samedi 17 août, lors du service d’investiture, à l’aide de deux grandes grues.

Le récit original a été publié sur la page Facebook de la Fédération des Églises Adventistes du Septième Jour du Texas.

Traduction: Patrick Luciathe

Une Tranche de Vie dans le Hangar

15 Août 2019 | Oshkosh, Wisconsin, États-Unis | V. Michelle Bernard, Union de Fédérations de Columbia

Les visiteurs qui passent par les quatre hangars sur le site du Camporée International 2019 à Oshkosh, dans le Wisconsin, ont l’opportunité de vivre un microcosme de l’adventisme – de la rencontre impromptue avec Ted N.C. Wilson, président de l’Église adventiste du septième jour, à la possibilité de gagner un pin’s humanitaire unique d’ADRA International, en passant par l’obtention d’un pin’s spécial de la Division Nord-Américaine (NAD) des mains de l’un des trois administrateurs après avoir rempli une liste de conditions, et par la rencontre de recruteurs des écoles adventistes du septième jour de la division, ou encore la prière avec les directeurs de l’Association Pastorale de la NAD.

Juste à l’entrée du Hangar D, les Éclaireurs et les membres du personnel ont formé une file pour rencontrer Desmond Thomas Doss Jr., fils du célèbre adventiste qui a reçu la médaille d’honneur pour avoir sauvé beaucoup de ses compagnons soldats au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Le soldat Doss a mis des dizaines de soldats blessés en sécurité sans porter d’arme.

Yvonne Allen, de la Fondation Desmond Doss, qui travaille au stand d’Oshkosh, a déclaré que Thomas Doss Jr. et le personnel de la fondation assistaient au camporée pour partager le récit de « patriotisme, de courage, de foi, d’intégrité, d’humilité et de conviction de son père. Nous espérons apporter cela et transmettre son héritage à la jeunesse d’aujourd’hui. »

À l’extérieur et à l’intérieur des hangars se cachent également de véritables fossiles de dinosaures, dont Arty, un dinosaure de 5 mètres de haut qui fait partie de l’exposition de dinosaures, de fossiles et de reptiles organisée par l’Université Adventiste du Sud-Ouest dans le Hangar D. Le secteur propose plusieurs options de classe de distinctions, deux boas constrictor vivants, environ 60 fossiles, y compris ceux qu’ils distribuent dans la limite des stocks disponibles. « Nous voulons que [les Éclaireurs] voient la perfection de la création de Dieu, et nous voulons qu’ils comprennent l’aspect scientifique derrière ce que l’on apprend des fossiles que nous collectons, » a déclaré Andre Lujan, directeur du Musée de l’université : Le Texas à travers le Temps, à Hillsboro, au Texas.

Construire sur l’Histoire Adventiste

Alors que les campeurs se font des souvenirs avec de vieux et de nouveaux amis, Dixie Plata, l’un des cofondateurs du Musée des Ministères de la Jeunesse Adventiste, espère que les visiteurs prendront le temps de se souvenir des événements et des jalons qui ont marqué l’histoire des Éclaireurs. L’exposition, qui occupe environ la moitié du Hangar D, contient des articles relatifs aux Éclaireurs, y compris une Bible écrite entièrement à la main; des manuels et des livrets datant d’au moins 1929; des pin’s; des distinctions; et bien plus.

Les participants au Camporée 2019 à Oshkosh examinent des souvenirs. Photo : Division Nord-Américaine

Dixie Plata a commencé à collectionner des articles relatifs aux Éclaireurs à l’âge de 10 ans, avec un savon et une boîte gravés de l’emblème des Éclaireurs, puis un recueil de chansons dédicacé par « Pasteur » John Hancock, un directeur de jeunesse qu’elle admirait. Il y a quarante ans, elle et son mari, Arnold Plata, qui collectionnait également des manuels et des livrets d’Éclaireurs, ont rassemblé leurs collections pour lancer le musée, qui maintenant abrite également des objets recueillis auprès de responsables d’éclaireurs et de jeunesse du monde entier.

« L’objectif du musée pour ce camporée est de permettre aux jeunes enfants d’avoir l’opportunité de voir l’histoire des Éclaireurs et de l’église [adventiste], » a dit Dixie Plata, qui affirme que les visiteurs se disent souvent étonnés par certaines choses qu’ils possèdent, comme une collection de nœuds faits de cheveux humains.

Almire Saulo, membre de l’église adventiste du septième jour philipino-américaine de la Fédération du Potomac à Beltsville, dans le Maryland, participe à son premier camporée à Oshkosh. Elle a parcouru la bibliothèque, et les cintres, et a fait des commentaires sur les générations précédentes d’Éclaireurs : « Ils ont dû beaucoup s’amuser en faisant les travaux manuels et les distinctions. Tout comme les Éclaireurs aujourd’hui. »

Dixie Plata espère que davantage d’éclaireurs continueront à partager des articles souvenirs afin que les générations futures puissent en profiter également.

Pin’s and Prix

Entre les différentes expositions faites par des écoles, des entreprises et des ministères adventistes du septième jour, il y a des opportunités d’échanges de pin’s. De nombreux stands, tels que celui de Christian Record Services et celui de la Radio Adventiste Mondiale (AWR), proposent des pin’s spéciaux et des expériences interactives qui ont attiré de nombreuses visites d’éclaireurs.

Le stand AWR propose un jeu avec divers prix quotidiens, un photomaton interactif, une édition Guide de récits missionnaires et plus encore. « Nous aimerions que des gens viennent et découvrent ce que la Radio Adventiste Mondiale fait dans le monde… dans les zones difficiles à atteindre où nous ne pouvons pas envoyer de missionnaires, les ondes radio peuvent parvenir, » a déclaré Sue Hinkle, responsable de l’action missionnaire pour AWR. « Nous voulons qu’ils sachent que Dieu est à l’œuvre, qu’il utilise la Radio Adventiste Mondiale. [Et] ils peuvent être impliqués dans cette démarche. »

— V. Michelle Bernard est directrice adjointe des Services de Communication pour l’Union de Fédérations de Columbia et rédactrice adjointe du magazine Visitor.

Traduction: Patrick Luciathe

Adventist World du mois de juillet 2019 (Magazine en français)

« Si nous parlons de foi, d’espérance, et de courage, notre âme sera fortifiée. Et notre foi, notre espérance, et notre courage en seront augmentés. Par conséquent, recherchons ces grands dons du Soleil de justice pour les faire resplendir autour de nous1 ! »


Avec l’édition de ce mois-ci, les hommes et les femmes qui vous apportent Adventist World tous les mois inaugurent une nouvelle série centrée sur l’avenir vers lequel Dieu conduit son peuple.
Dans cette série que nous avons intitulée « L’Église à laquelle je désire appartenir », nous soulignerons chaque mois une qualité particulière du message biblique portant sur les caractéristiques du peuple de Dieu du temps de la fin.

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